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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 19:32
Dans un joli village comme des dizaines d’autres villages du Midi, Monsieur Ducornard est l’heureux propriétaire d’un bout de terrain au bord de l’eau. Un peu difficile d’accès parce qu’il doit traverser la départementale et descendre quelques marches pour y accéder, mais ce petit coin de paradis est idéal pour la pêche à la mouche et abrite chaque été un couple de marouettes ponctuées qui fait étape durant sa migration.
Monsieur Ducornard partage son bout de terrain avec Monsieur Dugommier, le secrétaire de la société de chasse locale, son petit cousin par alliance. Remonter les arcanes de la généalogie de la famille est un peu compliqué mais il se trouve que la grand-tante de Monsieur Ducornard a épousé en secondes noces le frère de lait du grand-oncle de Monsieur Dugommier, ce qui crée des liens, vous en conviendrez.
Monsieur Ducornard est un brave homme et Monsieur Dugommier un fêtard de première, l’un accepte avec le sourire que l’autre utilise régulièrement leur bout de terrain pour un déjeuner sur l’herbe ou une partie de pêche. Parfois et même souvent, ce sont les enfants de Monsieur Dugommier et leurs copains, diables de chenapans qui viennent " faire la fête " . Monsieur Ducornard pense qu’ils exagèrent. Après leur passage, il doit passer la herse et le râteau pour nettoyer leurs bêtises : il a trouvé des mégots de cigarettes papier maïs et même tout un tas de bouteilles de vin de sureau, vides évidemment. Mais, il faut bien que jeunesse se passe.

Monsieur Ducornard a prévu d’organiser un grand déjeuner pour les 80 ans de sa belle-mère, le jour de Pâques. Il faut dire que Monsieur Ducornard aime tendrement son épouse Marie-Blanche qui a été 2me Dauphine à " Miss MARGUERITE " en 1932 et qui a de beaux restes . De plus il apprécie le navarin de mouton d’Ursule sa belle-mère. Ursule fait aussi un pâté de foie de volailles dont vous me direz des nouvelles.
Bref, Monsieur Ducornard envoie des invitations à toute la famille (qui est grande), commande une douzaine de bouteilles cachetées à la cave coopérative et une pièce montée au " parisien ", le pâtissier qui est venu s’installer, il y a une vingtaine d’années au village, il fauche l’herbe du terrain et prévoie d’installer 3 piquets et un drap pour protéger tous ses invités du soleil du Midi. Tout s’annonce à merveille.
 
 
Et patatras, la catastrophe. En allant poster les dernières cartes d’invitations destinées à la cousine Hortense (Hortense est la fille de la sœur d’Ursule, quand je vous disais que la famille est grande !), bref en allant au bureau de poste, Monsieur Ducornard rencontre Marius, le neveu de Monsieur Dugommier, qui l’invite à l’exposition de pendules à ressorts qui aura lieu le jour de Pâques sur le bout de terrain dont son oncle a l’usage.
Monsieur Ducornard est un brave homme mais là, il en mord sa moustache et jette son béret par terre de colère. Aussitôt, il court chez Monsieur Dugommier pour lui demander des explications. Hélas, il ne trouve que Madame Dugommier : comme d’habitude, Monsieur Dugommier est allé boire le pastis chez Ovide, son copain de la société de chasse. Il y est resté déjeuner et comme le déjeuner était un peu copieux, il est parti faire la sieste sur son terrain, sur le promontoire en haut du village.
Après la sieste, de retour chez lui, il découvre le problème : sa femme lui raconte que Ducornard est venu et que " ma foi, je sais pas ce qu’il y a, mais il avait pas l’air bien content le Ducornard , il a dit qu’il y avait l’anniversaire d’Ursule et l’exposition de pendules à ressort sur le terrain, et Marius est passé, il était tout estranpiné le petit ; mais qu’est ce qui se passe aujourd’hui, qu’est ce qu'i ont tous à s’agiter comme ça, on se croirait chez des parisiens ! ! "
 
Et Monsieur Dugommier comprend tout. La colère de Monsieur Ducornard et l’agitation de Marius, c’est sa faute, il a oublié de prévenir son cousin que le terrain serait occupé par l’exposition de pendules à ressorts. Que faire ! Impossible d’annuler l’exposition, c’est pas tant pour les pendules, lui Monsieur Dugommier , il lit l’heure au cadran solaire et il trouve que c’est bien suffisant, mais Marius est fiancé à la fille de Monsieur Dubon-Dubonnet et diable, il ne veut pas fâcher le futur beau-père de son neveu.
Monsieur Dubon-Dubonnet est sous-chef de bureau à la Direction des Poids et Mesures au bourg voisin et Monsieur Dugommier est en litige avec l’administration des Impôts et Taxes. Litige qui porte essentiellement sur la surface de sa vigne des Pescaillous, surface qui est vérifiée et déterminée par le service des Poids et Mesures ! Vous comprenez donc qu’il ne peut se permettre de contrarier un sous-chef de bureau des Poids et Mesures, qui de plus doit rentrer dans la famille !
Que faire, Mon Dieu que faire ? Il ne peut contrarier ni Monsieur Dubon-Dubonnet ( à cause de la vigne des Pescaillous), ni Monsieur Ducornard qu’il voit tous les jours et qui même, chaque année à l’ouverture de la chasse lui offre une dizaine de cartouches.
Monsieur Ducornard, lui, en est tout retourné, il a même bu coup sur coup deux verres d’alcool de prunes pour se remettre et Marie Blanche est en colère, " les 80 ans de maman, c’est important, comment on va faire maintenant, on peut plus décommander les invités et la pièce montée on l’a payée et Maman qu’est ce qu’elle va dire !!!!
Alors, suivant les conseils de sa femme qui est une femme intelligente (pensez !elle a été première du canton au certificat d’études !), le lendemain, Monsieur Dugommier va voir Monsieur Ducornard et lui explique pourquoi on ne peut annuler l’exposition de pendules à ressorts et contrarier Monsieur Dubon-Dubonnet, et il lui promet son aide pour que l’anniversaire d’Ursule se passe le mieux de monde.
Monsieur Ducornard est un brave homme, le jour de Paques, toute la famille se retrouve sur son perron le long de la départementale. (Perron que Monsieur Dugommier a nettoyé, il a même repeint les jardinières et prêté les assiettes de son beau service de porcelaine). Et Monsieur Ducornard déguste le navarin de mouton en se disant qu’il ne prendra plus sa carte à la société de chasse. Pendant ce temps, sur le bout de terrain au bord de la rivière, Marius fait les honneurs de son exposition de pendules à ressorts aux amis de ses amis, pensez, certains viennent même de Ploucville (la grande ville à 3 jours de voyage !)
Et comme Monsieur Ducornard a beaucoup d’amis et que Marie Blanche est une pipelette, voilà pourquoi Monsieur Dubon-Dubonnet qui, pour préparer sa retraite, visait le poste de vice-président de la société de chasse du village, n’a pas été élu. Il n’a pas compris pourquoi mais il va se représenter l’année prochaine.
 
 
Quant à l’administration des Impôts et taxes, elle a fait savoir à Monsieur Dugommier que suite à une erreur de numéro de dossier, le montant de son imposition était à jour et quelle n’avait plus besoin de la surface du lieu-dit Pescailloux.
 
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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 00:22

 

 

Une info de dernière minute ( le 15/03/2007).

Il semblerait que l'affaire du Port Viguerie ne soit pas terminée.

Des travaux sont en cours sur ce site, les arbres des bords de Garonne longeant le parking de la Grave ont été arraché !!

La passerelle est en cours de réalisation et la construction sur ce site n'est pas supprimée mais renvoyée à quelques mois, quelle autre surprise nous prépare-t-on? Si vous avez des infos , vite à vos claviers!

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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 12:05

 

 Image - Pompéi Copyright Artserve 2002

MAIRIE DE TOULOUSE: DES PROJETS, DES PROJETS!
mais OUF ! CELUI DU THÉÂTRE DE LA VIGUERIE
est abandonné

En mars 2004, la Mairie de TOULOUSE lance un concours de « maîtrise d'œuvre » s'adressant aux équipes d'architectes. scénographes, etc (Le Moniteur des Travaux Publics du Bâtiment, du 26 mars 2004). concernant l'aménagement d'un théâtre de plein air au Port de la Viguerie (jouxtant en aval l'Hôtel-Dieu en rive gauche de la Garonne, face au Quai Lombard).


« … .le projet consiste à aménager des gradins... ainsi que tous les équipements liés à la pratique du théâtre... le site exige un projet architectural ambitieux qui respecte la qualité esthétique du Port Viguerie... y compris restauration des quais... »

En ce qui concerne le coût des travaux, l'enveloppe prévisionnelle est de 2.300.000 euros hors taxes pour la tranche ferme, à laquelle pourrait s'ajouter une tranche conditionnelle de 250.000 euros hors taxes, soit dans ce dernier cas, un coût total (ferme et conditionnel) de 2.550.000 euros hors taxes.

Dans un premier temps, les opérations se sont déroulées comme prévues: dépôt des dossiers d’offre, réunion du jury et choix de l’équipe des maîtres d’œuvre lauréats, exposition des projets participants, etc.

Or, en particulier dans le Moniteur du 8 septembre 2006, la Mairie rendait publique: « Par décision du 24 août 2006, la personne responsable du marché a décidé de déclarer cette affaire sans suite pour des motifs d' intérêt général ».

Sans être devin, on peut y voir le résultat de l'action salvatrice des comités de quartier contre le bruit et de leur intervention auprès de la Mairie pour que ce projet soit abandonné.

Pour ce projet, comme pour d'autres, il est regrettable que la Mairie n'ait pas consulté au préalable ses administrés des quartiers concernés. Il y a, paraît-il, des commissions consultatives de quartier (loi de décembre 2000, dite de « démocratie de proximité participative » )!

G. B.


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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 15:51

La " Chaussée de la Daurade " fut initialement construire entre 1182 et 1192.

Au XVIII eme, en 1766, les Etats du Languedoc décidèrent, sur la proposition de l'archevêque Lomeme de BrIenne, fortement recommandé par le duc de Richelieu, de border la rive droite de la Garonne. Ils confièrent donc ce projet à Joseph-Marie de Saget, archItecte et ingénieur de la province du Languedoc, , qui fit construIre trois quais de 1767 à 1777 : du Pont Neuf a la place de la Daurade , premier quai qui fut

appelé quai la Daurade. Du Port de la Daurade au port Saint-Pierre, c'est l'ancien " Quai de Brienne ", de nos jours " Quai Lucien Lombard ". Et enfin

port Saint-Pierre à la chaussée du Bazacle, c’est le Quai St Pierre.

Ils furent bordés de maisons de style uniforme, qui. pour la plupart n ‘etaient élevées que jusqu’au premier étage, quand la Révolution vint interrompre ces travaux qui ne furent jamais repris selon le plan initial. Au XIX eme on édifia les lourdes façades de pierre de l’Eglise de la Daurade.

Sur ce quai se trouvait l’Eglise de la Daurade et l’ancien Monastère des Bénédictins qui fut vendu au moment de la Révolution comme bien national. Boyer-Fontfrède l’acquis et y établit une fabrique de coton.

Le décret du 25 juillet 1808, rendu après la visite de Napoléon, règle définitivement le sort des établissements religieux. Beaucoup sont transformés en officines municipales, d’autres en en manufactures, mais d’autres encore furent rasés.

Les conséquences de ces désaffections furent souvent désastreuses pour l’art, on vit ainsi disparaître le: c1oitre de Saint-Étienne, de Saint Sernin et celui des Bénédictins de la Daurade, dont on ne conserva que le monastère pour y établir la Manufacture des Tabacs. En 1892, l’état céda cet établissement à la ville qui y installa l’Ecole des Beaux-Arts et c’est à cette époque que l’on construisit le monument en pierre de taille qui fait face au quai.

 

 

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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 12:09
LE BLASON ORIGINES ET UTILITE
Les origines du blason se perdent dans la nuit des temps chacun ayant, depuis la plus haute Antiquité, eu le souci de se choisir un distinctif! A ce souci de distinction, en particulier sur le champ de bataille; correspond celui d'orner les armes, celle qui se prête le mieux à cette ornementation étant le bouclier.. Chez les Barbares, la décoration du bouclier est liée à la bravoure du guerrier; on en vient donc peu à peu constitution d’une élite guerrière repérable à un symbole figurant: bouclier.
Les croisades, en établissant un contact avec les Musulmans qui utilisent depuis longtemps un signe distinctif personnel ou lié à leur fonction, vont favoriser le développement du blason. Le bouclier triangulaire, ou "écu ", devient le support privilégié du signe distinctif. Ce signe est vite indispensable car les combats sont de véritables mêlées où il est difficile de discerner amis et ennemis. C'est pourquoi, à partir du XIIeme siècle, la marque de chacun figure sur l’écu, mais également sur le casque. Ces "armes " " deviennent une manière de désigner une personne., puis une famille. Elles figurent aussi sur le sceau.
Vers 1230 apparaissent les robes d'armoiries qui, recouvrant l’armure et le cheval, sont entièrement aux couleurs d’un chevalier. Serviteurs, pages... portent une livrée sur laquelle figure également le blason de leur seigneur.
L'écu, au début support occasionnel du blason, en devient ment fondamental.. Le blason prend donc systématiquement la forme triangulaire et se trouve vite reproduit sur les biens du chevalier : portes, clefs de voûte, bornes .Il est alors l'équivalent de la signature. C’est ce souci que l'on retrouve chez les Capitouls dans la mesure où ils surchargent la moindre construction de leurs blasons.
A partir du XVIIeme siècle, le besoin d'argent pousse les rois de France à faire vérifier la noblesse (un noble, rappelons le, ne paie pas d’impôt). Le blason prend alors une autre dimension: ce n'est plus seulement une signature personnelle, c'est une preuve de noblesse. On le complique en le découpant en "quartiers ", chacun portant les armes des ancêtres.
Le blason devient alors un véritable résumé de l'arbre généalogique., destiné à démontrer l'ancienneté de la famille. Le  "record " est atteint sous le Premier Empire, lorsque les roturiers anoblis par Napoléon composent des blasons particulièrement compliqués, se forgeant ainsi une ancienneté tout à fait artificielle.
 Conférence Mars 1987 Christian CAU Directeur des Archives de la Ville de Toulouse (Exposition "  Hommes, rues et monuments de Toulouse à l’Epoque d’Henri IV)
 
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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 18:50

 

LE PONT DE LA DAURADE

Les toulousains, vieux habitants du centre ville et les nouveaux arrivants, ces néo-toulousains attirés par le charme de la ville rose, connaissant tous le Pont-Neuf, le plus vieux pont de Toulouse, dont la construction dura plus de cent ans avec moult vicissitudes, mais peu d’entre eux connaissent l’existence du Pont de la Daurade.

Le Pont couvert ou Pont de la Daurade fut construit au XII eme siècle entre l’église de la Daurade et la rue St Nicolas( côté St Cyprien).

Au début du XVIeme siècle le Pont de la daurade est en mauvais état : une pile s’est effondrée en 1507, une autre penchera dangereusement en 1574, plusieurs arches écroulées avaient du être remplacés par des planchers provisoires.

Le lancement de la construction du Pont Neuf en 1541, construction qui durera jusqu’en 1632 sonne définitivement le glas du pont couvert, il est détruit à partir de 1639.

De nos jours, seule la base d’une pile, détruite vers 1950 pour faciliter l’écoulement des eaux et qui sert de promontoire aux visiteurs de l’Hôtel-Dieu, marque la trace d’un des premiers ponts toulousains.

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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 18:41

es samedi 10 et Dimanche 11 Février, Toulouse fête sa violette Place du Capitole.

Allez respirer la vrai senteur de la Parmensis Tolosa, forte et odorante qui n'a rien à voir avec le parfum synthétique de quelques copies chinoises!!!

 Photo Terre de Violettes . 1993 . Tous droits réservés.

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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 15:35

 

                           

A compter du 15 janvier la Mairie a ouvert un point info pour expliquer le dispositif de contrôle d'accès à la rue Temponières.

POINT INFO  10 RUE DE LA BOURSE

ACTIVE A COMPTER DU 12 FEVRIER PROCHAIN. CE DISPOSITIF CONSISTERA A FERMER LA RUE TEMPONIERES A LA CIRCULATION DEPUIS LA PLACE DE LA BOURSE.

Seuls les habitants et professionnels du quartier, les deux roues, les véhicules de livraison de 9h à 11h 30 et les personnes habilitées pourront circuler.

Le périmètre concerné par cette borne concerne les rues Temponières, Peyras, Genty Magre, Saint Rome et Baour Lormian.

L'accès sera autorisé pour loes possesseurs de badges, de macarons ou par appel à la Police Municipale (gestionnaire de la borne).

Les badges seront attribués aux propriétaires et locataires de logement, local ou garage situé dans le périmètre, aux professionnels disposant d'un stationnement et aux policiers municipaux.

Les badges et macarons seront délivrés au point info sur présentation:

  •         -d'un justificatif de domicile de moins de 3 mois,
  •         - d'une taxe d'habitation de moins d'un an,
  •         - de la ou des cartes grises et jsutificatifs d'une place de stationnement ou de garage.
  •         - pour les commerçants l'inscription au Registre du Commerce et le bail commercial ou la taxe foncière.

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 12:04

La " Chaussée de la Daurade " fut initialement construire entre 1182 et 1192.

Au XVIII eme, en 1766, les Etats du Languedoc décidèrent, sur la proposition de l'archevêque Lomenie de BrIenne, fortement recommandé par le duc de Richelieu, de border la rive droite de la Garonne. Ils confièrent donc ce projet à Joseph-Marie de Saget, archItecte et ingénieur de la province du Languedoc, , qui fit construIre trois quais de 1767 à 1777 : du Pont Neuf a la place de la Daurade , premier quai qui fut appelé quai la Daurade. Du Port de la Daurade au port Saint-Pierre, c'est l'ancien " Quai de Brienne ", de nos jours " Quai Lucien Lombard ". Et enfin du port Saint-Pierre à la chaussée du Bazacle, c’est le Quai St Pierre.

Ils furent bordés de maisons de style uniforme, qui. pour la plupart n ‘etaient élevées que jusqu’au premier étage, quand la Révolution vint interrompre ces travaux qui ne furent jamais repris selon le plan initial. Au XIX eme on édifia les lourdes façades de pierre de l’Eglise de la Daurade.

Sur ce quai se trouvaient l’Eglise de la Daurade et l’ancien Monastère des Bénédictins qui fut vendu au moment de la Révolution comme bien national. Boyer-Fontfrède l’acquis et y établit une fabrique de coton.

Le décret du 25 juillet 1808, rendu après la visite de Napoléon, règle définitivement le sort des établissements religieux. Beaucoup sont transformés en officines municipales, d’autres en en manufactures, mais d’autres encore furent rasés.

Les conséquences de ces désaffections furent souvent désastreuses pour l’art, on vit ainsi disparaître le cloitre de Saint-Étienne, de Saint Sernin et celui des Bénédictins de la Daurade, dont on ne conserva que le monastère pour y établir la Manufacture des Tabacs. En 1892, l’état céda cet établissement à la ville qui y installa l’Ecole des Beaux-Arts et c’est à cette époque que l’on construisit le monument en pierre de taille qui fait face au quai.

 d'après J.Pienkowski

 

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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 19:42

 

  Pendant six cents ans, les Capitouls ont administré la Ville Rose ; Entre 1190 et 1790, plus de 8000 Capitouls se sont succédés à raison d’un Capitoul élu pour un an à la tête de chaque Capitoulat dont le nombre, d’abord variable (de 6 à 24) a été fixé à huit à partir de 1438. A l’origine « consuls » siègeant dans un chapitre, il changèrent le nom de chapitre en « Capitole », terme plus prestigieux.

Les élections ont lieu à la Ste Catherine et leur entrée en fonction à la Ste Lucie ; chacun propose deux successeurs qui ne doivent pas être de leur famille et ne pas avoir été Capitoul au cours des trois - ou six selon l’époque– années précédentes.

Un an seulement d’administration de la ville ! mais les Capitouls ont la volonté de laisser trace de leurs réalisations au cours de leur mandat, la ville est alors peu étendue , les arcanes de l’Administration moindres et surtout ils jouissent d’une réelle indépendance

Pour ces marchands, avocats ou médecins, devenir Capitoul permet d’être automatiquement anobli, ce qui leur donne le droit de construire une tour au-dessus de leur hôtel particulier : Hôtel de Bernuy (lycée Fermat), , Hôtel d’ Assézat, Tour à la croisée des rues St Rome des Changes), Tour Jean Boysson dans la cour de l’ancienne poste aux lettres…

L’investissement de l’équipe des capitouls s’effectue d’abord dans tout ce qui appartient au domaine financier et commercial : libre navigation sur la Garonne, Installation de moulins et d’établissements de Meunerie (Daurade), création de Ponts et de marchés, statuts sur les métiers, contrôle des poids et mesures, limitation des prix de denrées alimentaires, surveillance des prix pour la vente du bois, du cuir et des textiles

Mais au delà de la protection des marchands, l’action des capitoulats n’est pas exempte d’un certain souci du bien commun : ordonnances « portant règlement pour l’indication des rues » (1752) sur la salubrité des rues, l’écoulement des eaux usés… et de projets d’aménagement urbain : entretien et amélioration des fortifications, mise en œuvre d’une grande Halle à la place de la Pierre (pl. Esquirol), Pont du Bazacle, Tour du bout du Pont de la Daurade (chronique de l’année 1437-1438)...

L’équipe des capitouls peut rendre des sentences et exercer une juridiction populaire .

Toulouse n’eut pas à se plaindre de cette institution et on s’accorde à reconnaître que la ville fut sagement administrée même au milieu des tourmentes graves et fréquentes qui s’abattaient sur ses habitants : invasion, guerres, pestes, inondations incendies, même si les pouvoirs des Capitouls et leur influence furent remis en cause à partir du XVIIème siècle par le Parlement.

Tout le centre de Toulouse reste empreint des traces laissées par les Capitouls.

En premier lieu il nous faut citer le Capitole où leur blasons sont partout apposés : sur les grilles des balcons de la façade(1750.1760) ceux des 36 Capitouls qui gérèrent la ville pendant sa construction, sur sa porte de bois monumentale, trace des noms des 8 capitouls qui l’a firent construire, dans la cour Henri IV, 48 blasons de Capitouls taillés dans la pierre…

Ou encore dans l’actuel « Donjon du Capitole » (1525.1529) se situait le petit consistoire, salle de réunion des Capitouls qui faisait alors partie d‘un enclos communal de 8000 m2….

C’est aussi dans les musées, archives et bibliothèques que ceux qui s’intéressent à l’histoire des Capitouls pourront trouver leurs portraits, les annales constituées des chroniques année par année de la ville, des ordonnances des Capitouls, d’enluminures les représentant vêtus de rouge et de noir…

Aujourd’hui le terme de « Capitole » est utilisé à tout propos ; Mais si notre association le revendique c’est qu’il nous a semblé que nos actions s’inscrivent bien dans le prolongement de celles des Capitouls, dans l’espace limité des capitoulats de la Daurade et du Pont Vieux. Notre emblème, un arbre a été choisi par référence au blason de certains Capitouls.

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