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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 09:46

Monsieur le Préfet,

Les diverses associations ci-après : Association de Défense des Habitants et des Riverains de St-Pierre au Capitole, 10 Pl. St Pierre 31000 Toulouse - Association de Défense des Riverains de la Dalbade , 6 rue des Couteliers - 31000 Toulouse -Association Prairie des Filtres, 18 Place Laganne ? 31000 Toulouse et Vivre à la Daurade , riveraines des Bord de Garonne, oeuvrent depuis de nombreuses années à l'amélioration de la qualité de vie dans leur quartier.

 

Le 19 janvier 2006, elles ont remis à votre prédécesseur, une pétition de plus de 600 signatures des riverains excédés par les débordements des clients des établissements du quartier St Pierre, les tams-tams, les chiens etc...

Le Directeur de Cabinet de Monsieur le Préfet, a bien voulu nous écouter et a attiré notre attention sur « l'exception toulousaine » d'ouverture des établissements toute la nuit du samedi au dimanche et les veilles de fête.

Lors de cet entretien, Monsieur le Maire -en votre nom à tous -nous a indiqué qu'une réflexion sur ce problème allait être mise en place et que nous serions informés sur les décisions prises.

 

La municipalité a mis en place un dispositif de surveillance plus intensif dont les effets ne sont guère probants.

Le 15 avril 2006  notre association  a adressé un courrier  interrogeant le Préfet sur les dispositions qu'il comptait prendre concernant ces problèmes récurrents.

Le 16 octobre 2006, nous avons adressé un courrier de rappel à votre prédécesseur sans réponse à ce jour.

Aujourd'hui, UN AN ET DEMI après cette réunion, vos services n'ont toujours apporté aucune réponse à nos interrogations.

 

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 09:34

                                          LA CONSOMMATION DE LA DEFONCE  !

 

Phénomène de société dont nous constatons et subissons l’existence chaque fin de semaine dans nos quartiers.

 

Depuis 1995, la tendance à consommer de l'alcool chez les jeunes est en augmentation. 70 % des garçons et 60 % des filles de 12 à 18 ans en boivent occasionnellement (moins de trois fois par semaine), mais les garçons sont plus nombreux à avoir connu l'ivresse (34 % contre 21 % de filles).

 Comment les jeunes en viennent-ils ainsi à boire ?

 C'est ce qu'ont voulu savoir deux sociologues de l'université de Toulouse le Mirail, à partir d'une série d'entretiens auprès d'un échantillon représentatif de jeunes de 15 à 25 ans.

 Les résultats font ressortir quatre grandes étapes :

 Avant 10 ans, la découverte de l'alcool survient dans le contexte de fête familial : sa consommation est offerte, voire même incitée par les parents ou des adultes.

 Le premier « vrai verre » arrive dès l'âge de 12-14 ans : il est consommé souvent entre amis, à l'insu des parents. Cette étape correspond aussi à la première ivresse ; elle concerne aussi bien les garçons que les filles, la différenciation s'effectuant sur la nature de l'alcool : Tequila, vodka, whisky pour les premiers, rhum et Malibu pour les secondes.

 La troisième étape intervient entre 14 et 20 ans : elle correspond à « une recherche quasi expérimentale des limites physiques de l'alcoolisation autour de la consommation spontanée de cocktails et d'alcools forts ».

 Enfin, entre 20 et 25 ans, la consommation d'alcool est associée à la recherche d'un plaisir corporel et mental. « Ce qui motive la consommation chez les jeunes, précisent les sociologues, c'est la découverte des vertus d'oubli et de dédoublement de soi par l'alcool, qui correspondent à une façon d'éprouver son corps et son esprit comme n'étant pas à soi, ce qui permet d'avoir des "inconduites" corporelles comme morales. »

 Mais, comme le soulignent les deux sociologues, les adolescents qui s'adonnent à ce type de consommation - généralement le samedi soir, entre amis- peuvent faire montre d'une sobriété voire d'une abstinence exemplaire au cours de la semaine. Ce qui amène les deux sociologues à parler de « consommation de la défonce ».

 Je vous invite à lire sur ce sujet l'article remarquable du Monde : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-974638@51-974734,0.html

 

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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 15:43

 21 septembre - 14 octobre 2007 : Le Printemps de Septembre

Depuis ses  trois dernières éditions, le  Printemps de Septembre a développé son audience locale, nationale mais aussi internationale. En atteste, l'augmentation constante de la fréquentation pour atteindre près de 140 000 visiteurs sur trois semaines en 2006.

En réunissant des artistes de toutes les disciplines, issus des horizons esthétiques les plus divers, à l'intérieur comme à l'extérieur des lieux habituels de présentation,  ce festival a pu élargir l'espace et la réception de la création contemporaine. En particulier quand les expositions sont associées aux programmes des Nocturnes et des Soirées Nomades dont les concepts ont largement été repris depuis en France comme à l'étranger.

En 2007, est présentée l'exposition Hamsterwheel , conçue par Franz West, Urs Fischer et quelques amis artistes, eux-mêmes associés à d'autres compétences (commissaires, écrivains, philosophes, etc.). Initialement présentée à l'Arsenal pour la 52e Biennale de Venise, cette partition inédite sera rejouée dans le réfectoire des Jacobins, au centre du festival avant d'être reprise à Barcelone à l'automne au centre d'art contemporain Santa Monica.

L'esprit de redistribution, de prospection et d'inventivité qu'incarne Hamsterwheel sera prolongé à travers la ville de Toulouse et d'autres lieux (les Abattoirs, le Château d'Eau, la Maison éclusière, l'Espace EDF Bazacle, la Fondation espace écureuil, l'Espace Croix-Baragnon), avec une série d'expositions et de projets offrant un focus sur la très jeune scène artistique française. Peu connue et pourtant en pleine effervescence, cette scène émergente relève d'une dynamique endémique, atypique et inattendue, à l'image d'une génération très spontanée

 

 

Wheeeeel , une jeune scène française, veut donc montrer à travers une sélection d'une trentaine d'artistes quelques-unes des lignes de force qui traversent actuellement la jeune création en France.

Dans son ensemble, cette programmation devrait permettre au public comme aux observateurs nationaux et internationaux de prendre acte des passionnantes mutations que connaît la scène artistique actuelle, aussi bien française qu'internationale, et avec elle le festival.

 Pour toutes informations voir www.printempsdeseptembre.com

 -o-o-

 

 22 septembre - 27 octobre 2007 : Le  festival Occitania

 

 

 

 

 

 

Une culture occitane contemporaine pleine de vie pour la 8e édition du Festival Occitània. 400 artistes et 50 évènements témoignent du métissage entre l?occitanie et les cultures méditerranéennes au temps des troubadours.

 Une quinzaine de communes participe aux festivités en remettant à l?honneur traditions populaires, spectacle de rue et troubadours.

 Totems géants pour passa-carriéra

 L'Institut d'études occitanes de Haute-Garonne, organisateur de l'évènement, réintroduit les traditions populaires en région toulousaine par un passa-carrièra qui aura lieu le samedi 27 octobre dans les rues du centre ville de Toulouse. 

 Cette année la Catalogne mène la danse avec portaires, dancaires et musicaires (porteurs, danseurs, musiciens).

 La passa-carriéra est un défilé qui met en scène des totems géants. Les personnages et animaux totémiques représentent, incarnent ou symbolisent un imaginaire collectif propre à un quartier ou une ville. Leur réalisation mobilise des compétences multiples toutes générations confondues. En vue du défilé 2008 de nombreuses communes ont rallié le projet (St-Lys, Cintegabelle, Mazamet, Portet sur Garonne,Venerque...) et préparent déjà un totem

 Sur les traces des Troubadours

 Le festival rend hommage aux poètes médiévaux et atteste des influences culturelles réciproques entre Occitanie et cultures méditerranéennes.

 Parmi les évènements clefs de cette 8e édition, un cycle de conférences et de lectures autour "Cançon de Rotland, de Sanafe, d?Antiocha" pour redécouvrir le genre épique en occitan, à la Cave Poésie.

 Du théâtre au spectacle de rue, de la musique traditionnelle au jazz, du classique au bal, des contes pour enfants aux conférences, de la calligraphie à l?art contemporain... un agenda complet des festivités est consultable sur festival.occitania.free.fr

 Remerciements au printemps de Septembre et à la Mairie de Toulouse pour ces informations.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 16:53

 

Dès le Ve siècle et pour la première fois en Gaule, un sanctuaire marial se dresse sur les bords de la Garonne , Sainte-Marie de Toulouse. En forme de décagone et décoré de mosaïques, l'édifice primitif rappelle les constructions de Rome, de Ravenne et d'Orient.

 

En 844, Charles le Chauve renouvelle des privilèges accordés par son père au " monastère Sainte-Marie " et des moines bénédictins s'y installent.

 

 

A la fin du XIe siècle, sous l'impulsion de l'évêque de Toulouse Isarn, le sanctuaire devient un monastère placé sous le contrôle du puissant ordre de Cluny. Sous la dépendance directe de l'abbaye de Moissac, le lieu connaît une période fastueuse qui bénéficie des faveurs des comtes de Toulouse et de la générosité de nombreux pèlerins qui affluent alors à Toulouse, étape obligée vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

 

Mais après les incendies de 1429 et de 1463, le monastère, qui connaît par ailleurs des crises internes, périclite. Au XVIe siècle la décadence ne fait que s'accentuer. En 1506, seulement quatre moines y résident.

 

 

Au début du XVIIe siècle, le Parlement de Toulouse confie le couvent aux bénédictins de Saint-Maur qui rendent au sanctuaire tout son éclat. Pendant la période révolutionnaire,   la Daurade est fermée, comme toutes les églises de Toulouse.

 

 

En 1791, François Boyer-Fonfrède décide de créer à Toulouse une manufacture de filature et de tissage de coton fabriquant des tissus « dans le genre des étoffes anglaises ».

 

 

La municipalité accorde à l?entreprise l?usage de plusieurs biens nationaux et notamment le couvent des bénédictins de la Daurade et un terrain près du moulin du Bazacle.

 

 

L?usine commence à fonctionner en 1792 avec 200 ouvriers. En 1801, elle est dotée des derniers perfectionnements,  la main d'oeuvre est composée essentiellement de femmes et d?enfants entre 7 et 16 ans (la plupart originaires des campagnes dont l'Ariège) qui sont logés, nourris et habillés mais ne reçoivent aucun salaire.

 

 

Les enfants doivent rester au moins quatre ans dans cette « Ecole gratuite d'industrie «  dont Boyer Fonfrède vante la salubrité des dortoirs, la nourriture saine et abondante, la surveillance des m?urs et l?organisation quasi-militaire !

 

 

Le blocus continental décrété par Napoléon sonne le glas des arrivages de coton et en 1808, la manufacture Boyer-Fonfrède ferme ses portes.

 

 

Le blocus continental affecte moins l?industrie du tabac, en effet, la culture de cette plante a été introduite dans la vallée de la Garonne dès le XVIIe siècle.

 

A partir de 1674, le monopole de la vente du tabac fut réservé au Roi seul et confié à la Ferme Générale qui gérait la production, la fabrication et la vente de "l'herbe à Nicot". A Toulouse, cette ferme était installée dans des ateliers rue de la Pomme.

 

La manufacture de la rue de la Pomme prospéra jusqu'à la Révolution. Le monopole de la Ferme qui était très critiqué, fut supprimé en 1791 : la liberté complète de culture, de fabrication et de vente du tabac en France fut alors instaurée. Cette liberté d'entreprise, très favorable à l'industrie du tabac à Toulouse, permit la mise en place de six fabriques privées dans la ville rose qui connut alors un brillant essor.

 

En 1810, Napoléon Ier rétablit le monopole de l'Etat sur l'achat des feuilles, la culture, la fabrication et la vente des tabacs. Une manufacture est alors installée dans l'ancien couvent des Bénédictins , quai de la Daurade. En 1821, de nouveaux ateliers s'ajoutèrent à ce premier établissement, notamment pour le râpage de la poudre. Ils se situaient dans la zone d'activité du Bazacle, au bord de la Garonne , afin d'utiliser l'énergie hydraulique nécessaire aux activités mécanisées.

 

Au cours du XIXe siècle, la manufacture fut donc divisée en deux bâtiments totalement distincts. Pour des raisons de commodité, on décida de construire une nouvelle manufacture au Bazacle afin que toute la production soit concentrée en un même endroit.

 

 

 Le site du Quai de la Daurade fut abandonné et repris par l'Ecole des Beaux-Arts.

 

 

                                                                                                                               

 

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 14:22

 

 Les Bénédictines de Notre-Dame du Sac :

 Au XVIIème siècle, en 1623 s’installent rue du sac, les Bénédictines de Notre-Dame du Sac.

 On les appelait ainsi parce que leur couvent se trouvait au fond d'une impasse ou "cul de sac". Elles se consacraient à l'enseignement et étaient très nombreuses. Quand, en 1794, le couvent devint propriété nationale, il y avait 60 religieuses, 12 sœurs converses, 80 pensionnaires, 4 servantes, ainsi que beaucoup d'élèves externes. Le monastère couvrait plus de dix mille mètres carrés.

 En 1792, l’Assemblée Législative supprime les congrégations religieuses et expulse celles-ci,  la maison des Religieuses du Sac, dépendance du Couvent des Jacobins, est transformée en hôpital militaire :  Le 22 juillet, l’administration municipale de Toulouse déclare :

 

 

 « (...) le conseil arrête que le couvent des ci-devant Terciaires doit être remis au commissaire des guerres pour y établir provisoirement un hôpital militaire dont la destination sera de recevoir les galeux et des vénériens, seulement pour y être traités relativement à ces deux maladies et, dans le cas où la destination provisoire ne devienne pas définitive (sic), le dit local rentrera sous l’administration des biens nationaux. »
19 novembre 1792 :

 

 

« Le conseil du département détermine (...) que la maison ci-devant religieuses du « sac » serait employée pour hôpital militaire ; celle des ci-devant Capucins pour les magasins des effets des hôpitaux et celle des écoles de Droit pour les fourrages, avec pouvoir aux commissaires de faire procéder incessamment aux réparations nécessaires pour mettre les bâtiments en état »
Cette rue du Sac où se trouvait le couvent va être rebaptisée Rue de l’Hôpital-Militaire et Rue Larrey.

 Cet hôpital Larrey est fondé en 1793 par Alexis Larrey, chirurgien-Major à l’Hôpital la Grave.

 Si les Hôpitaux civils de cette période post-Révolutionnaire sont désorganisés, les hôpitaux militaires font l’objet au contraire d’une attention constante et se trouvent fournis de tout ce qui est indispensable au traitement des malades ; dans un rapport du Comité de Bienfaisance du 2 janvier 1794 on peut lire : « Un membre a fait un rapport sur les hôpitaux militaires de cette ville qui sont très mal organisés et qui vont très mal quant aux soins qu’on ne donne pas aux malades et à la malpropreté (...) Le citoyen Brière, commissaire des guerres, chargé de la surveillance et administration des hôpitaux militaires de cette ville, (doit) se rendre au présent comité pour lui faire connaître nos grandes sollicitudes sur la mauvaise gestion de ces hôpitaux, et de se concerter de suite pour l’amélioration de cette gestion et les soins nécessaires à donner aux malades ».

 L’aménagement des locaux a nécessité du temps. En juillet 1794 les salles sont réparées et les conditions d’accueil des malades se sont améliorées ; il reste à déblayer les cours.

 

 

  L’Hôpital Larrey sous l’Empire :

 Au fur et à mesure du temps, l’Hôpital Larrey se transforme, s’adapte et s’améliore dans un contexte où la guerre est toujours dominante. Durant la période Napoléonienne, il est surtout spécialisé dans les maladies vénériennes.

  En 1807, la campagne militaire du Portugal implique de nouvelles activités militaires pour Toulouse ; en 1808 lorsque Napoléon vient en visite à Toulouse, il va préparer la ville à son nouveau rôle de base arrière.

 C’est dans cette même année 1808 que naît à Paris Hippolyte Larrey (fils de Dominique Jean Larrey lui-même neveu d’Alexis Larrey). Il va devenir chirurgien de Napoléon III et médecin-chef de l’armée lors de la campagne d’Italie de - 1859. Il est devenu membre de l’Académie de Médecine à compter de 1850 et de l’Académie des Sciences à compter de - 1867 ; à sa retraite, il est élu député de Bagnère-de-Bigorre.
C’est son nom qui sera donné au futur hôpital militaire construit au siècle suivant.

 

 Le 10 avril 1814, Toulouse est le théâtre de la bataille contre les troupes anglo-espagnoles de Wellington, victorieuses des troupes françaises du Maréchal Soult.
En juillet 1854, une épidémie de choléra prend sa source à l’Hôpital militaire, 900 cas sont recensés en ville ; on y comptera 500 morts « seulement » ...car la même épidémie a fait en revanche 10 000 morts en Ariège.

L’Hôpital Larrey au début du XXème siècle :

 Tout au long du début du XXème siècle, l’Hôpital Larrey perfectionne ses services et bénéficie de tous les progrès scientifiques.
 Entre 1926 et 1937, le médecin-général inspecteur Laforgue, qui a occupé les hautes fonctions de directeur du Service de Santé de la 17ème Région après avoir été pendant 5 ans médecin-Chef de l’Hôpital Larrey, initia bon nombre de transformations et modernisations de l’établissement pour assurer aux malades les soins les plus complets.

 Pendant la Seconde Guerre Mondiale, on ne comptait que sept fonctionnaires civils ; dix infirmières militaires se partageaient les salles.
Au lendemain du conflit, les malades sont logés en chambres individuelles ou collectives ; les menus sont de qualité. Les patients sont autorisés à recevoir la visite de leur famille 3 jours par semaine (mardi, jeudi et dimanche après-midi
).
 

 Au début des années 1960, l’Hôpital Militaire Larrey  s’est avéré être insuffisant ; la construction du CHR Hippolyte-Larrey n’allait pas tarder à voir le jour, l’hôpital est transféré dans ces nouveaux locaux au début des années 1990.

 

 Le Conservatoire de musique :

 Les anciens locaux de la Place Saint-Pierre sont réintégrés dans un vaste plan d’urbanisme et accueillent en 1993 le conservatoire de musique, 250 chambres d’étudiants, un jardin, 180 logements privés et un parking souterrain de 400 places.

 

 

 

Aujourd'hui pleinement rénové, cet espace est entièrement voué à l'enseignement artistique.

  • 56 salles de cours
  • 19 studios de travail individuel
  • 1 salle publique de musique de chambre : l'espace Varèse
  • 1 amphithéâtre de chant choral
  • 2 espaces interdisciplinaires
  • 1 espace audiovisuel et d'exposition
  • 1 espace électroacoustique
  • 1 plateau d'orchestre
  • 1 salle d'orgue
  • 1 salle et studios d'enregistrement 
     

     Ce document a été réalisé grâce aux informations fournies sur les sites de l'hopital larrey et du conservatoire .

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

 

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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 09:40

 

 

Toulouse, le

 

 

 

1 3 JUIL 2007

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

Direction de la Circulation-Transports

 

 

 

 

INFORMATION RESIDANTS


OBJET : Stationnement sur voirie.

 

 

 

La Ville de Toulouse met en oeuvre depuis Octobre 2005 son Plan Local de Stationnement dans le centre ville pour lequel vous avez adhéré au Stationnement résidant; Le Maire de Toulouse Jean-Luc MOUDENC s'était engage a suivre I'efficacité de cette politique et a évaluer par la création d'un observatoire.

 Les enquêtes menées en 2006 ont permis de confirmer que la période d'été est caractérisée par des taux de rotation et d'occupation favorisant 1'accueil des visiteurs, indépendamment d'un système de Stationnement payant. En effet, I'été, et plus particulièrement les 15 premiers jours du mois d'août, est une  période  moins  contraignante  pour  les  déplacements:  baisse  du  trafic automobile, baisse de 1'activite économique, de nombreux toulousains en conges. De plus, 1'offre en transports en commun est moins développé que durant le reste de 1'année.

 

Le Maire de Toulouse, Jean-Luc MOUDENC a donc décidé d'expérimenter, des l’été 2007, une période de gratuite du Stationnement a Toulouse du ler au 15 août sur 1'ensemble de 1'offre payante sur voirie.

 L'abonnement du Stationnement résidant sera donc gratuit au cours de cette période.

 Cette mesure a fait l’objet d'une délibération du Conseil Municipal du 6 Juillet 2007.

 

 

 

 

 


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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 15:42
JEUDI 21 JUIN : FETE DE LA MUSIQUE. Cette soirée inaugure la longue série de nuits agités que nous supportons dans le quartier depuis des années chaque Printemps et Eté.
J’en profite donc pour faire un petit rappel au bruit et donner toutes les indications nécessaires pour porter plainte contre les gêneurs et enquiquineurs de tout poil !
Ces informations ont été relevées sur le site officiel du ministère de la santé ( http://www.sante.gouv.fret ceux moins officiels des diverses associations de lutte contre le bruit.

«Art. R. 1334-31. -Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme, dans un lieu public ou privé, qu’une personne en soit elle-même à l’origine ou que ce soit par l’intermédiaire d’une personne, d’une chose dont elle a la garde ou d’un animal placé sous sa responsabilité.»
 
Réponses à quelques questions :
- A partir de combien de décibels considère-t-on qu’il y a nuisance sonore quand on est un particulier ?

La législation sur les troubles anormaux du voisinage concernant les particuliers et notamment les articles R-1334-31 et R-1337-7 (anciennement R-48-2, puis R-1336-7 !!) du Code de la santé publique ne prévoit pas de seuil en matière de décibels. Le constat de bruit de l’huissier ou de l’agent des forces de l’ordre se fait à l’oreille. La définition de gêne est donc subjective. En revanche, pour ce qui est des nuisances sonores générées par des lieux recevant du public, des entreprises, des usines non classées ou autres activités, le seuil limite à partir duquel l'infraction peut être constatée a été fixé à 25dB(A) à l'intérieur des pièces principales d'un logement d'habitation et à 30dB(A) pour les autres cas.
Les valeurs limites de l'émergence globale (différence entre le niveau de bruit ambiant comportant le bruit particulier en cause et le niveau de bruit résiduel constitué par l'ensemble des bruits habituels en l'absence du bruit particulier en cause) sont de 5dB(A) le jour (7 heures - 22 heures) et 3dB(A) la nuit.
A partir du 1er juillet 2007 l'émergence spectrale (différence entre le niveau de bruit ambiant dans une bande d'octave normalisée et le bruit résiduel dans la même bande d'octave) peut être aussi mesurée. Les valeurs limites de l'émergence spectrales tolérée sont de 7dB(A) dans les bandes d'octave normalisées centrées sur 125 Hz et 250 Hz et de 5dB dans les bandes d'octave normalisées centrées sur 500 Hz, 1000 Hz, 2000 Hz et 4000 Hz.
 
— Le bar situé en-dessous de mon appartement diffuse de la musique amplifiée ?

Le décret no 98-1143 du 15 décembre 1998 relatif aux établissements ou locaux recevant du public et diffusant à titre habituel de la musique amplifiée (à l'exclusion des salles dont l'activité est réservée à l'enseignement de la musique et de la danse), stipule qu’en cas de contrôle, l'exploitant doit être en mesure de présenter le dossier d'étude d'impact. Ce décret, qui est surtout destiné aux discothèques, peut être appliqué à tout établissement qui diffuse régulièrement de la musique amplifiée. C’est le cas de nombreux bars ou restaurants qui souvent ne disposent d’aucun certificat d’isolation acoustique et qui ne sont donc pas en conformité avec la loi dès lors qu’il y a diffusion régulière de musique amplifiée.
 
si vos démarches auprès des gêneurs et auprès des services de Police s’avèrent vaines ,
Comment Porter plainte,
RECOMMANDEE + A.R.
A l'attention du Tribunal de Grande Instance de ........ INDIQUEZ ICI LA VILLE ET L'ADRESSE DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DU LIEU DE L'INFRACTION......
 
Je soussigné ..... INDIQUEZ ICI VOTRE NOM ET TOUS VOS PRÉNOMS
Demeurant à ...... INDIQUEZ ICI VOTRE ADRESSE COMPLÈTE
Né(e) le ....... JOUR, MOIS, ANNEE ....... à ....... VILLE, N° DEPARTEMENT, PAYS
Profession ...... INDIQUEZ ICI VOTRE PROFESSION .......
désire porter plainte à Monsieur le Procureur de la République contre ....... NOM ET LE PRÉNOM DE LA PERSONNE SI VOUS LA CONNAISSEZ
demeurant à ....... INDIQUEZ l'ADRESSE COMPLÈTE DE CETTE PERSONNE
à la suite des faits suivants :
....... INDIQUEZ LES FAITS DE FAÇON PRÉCISE ET DETAILLE 
les faits listés ci-dessus sont condamnés par les articles suivants du code pénal N° :
....... INDIQUEZ LES N° DES ARTICLES DU CODE PÉNAL
Je vous remercie Monsieur le Procureur de la République de bien vouloir faire suite à ma demande pour entamer une action légale dans cette affaire et aussi m'informer de la suite que vous donnerez à cette affaire.
Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur le Procureur de la République, mes plus sincères salutations. 
fait à ....... VILLE ......
le ....... JOUR, MOIS, ANNÉE .......
 
....... SIGNATURE .......
 
P.J.: ....... JOINDRE LA PHOTOCOPIE DE VOTRE CARTE D'IDENTITÉ
P.S.: .... FORMULE A RETIRER SI CE N'EST PAS LE CAS ....
Je tiens également à vous informer du fait que j'ai du faire cette lettre recommandée suite au refus du commissariat de .........INDIQUEZ ICI LE COMMISSARIAT CONCERNÉE
,
qui n'a pas voulu prendre ma plainte le
....... DATE, MOIS, ANNÉE, HEURE ET MINUTE,
en la personne du fonctionnaire ........ INDIQUEZ ICI LE N° MATRICULE OU LE NOM ET PRÉNOM DU FONCTIONNAIRE QUI VOUS A REFUSE UN DÉPÔT DE PLAINTE OU DE "MAIN COURANTE".
 
Très important :
Vous pouvez également utiliser cette lettre dans le cas ou votre commissariat de Police refuse de prendre votre plainte et vous pouvez même ajouter un paragraphe dans cette lettre en indiquant ce refus (voir le "PS.:" dans l'exemple ci-dessus qu'il vous faudra bien sûr supprimer si ce n'est pas le cas).
 
Nous vous recommandons toujours de déposer une plainte au Procureur de la République uniquement si vous avez plusieurs preuves tangibles et évidentes (au minimum deux preuves et deux témoignages).
Si vous n'avez pas de preuve déposez plainte contre "X" pour ne pas avoir à nommer une personne, ce qui pourrait vous valoir une plainte en retour pour "dénonciation calomnieuse".
Vous maintiendrez absolument les originaux des preuves en lieu sûr et vous ferez une copie certifiée conforme de ces originaux que vous mettrez dans un autre lieu sûr - nous disons bien : une autre copie certifiée conforme de l'original à mettre dans un autre lieu sûr et dont vous ne parlerez à personne, nous disons bien absolument personne, ni famille, ni ami(e)s, ni avocat, ni "personne" juste vous même (ce sera votre dossier secret pour votre sécurité).
C'est seulement et uniquement les photocopies des originaux que vous joindrez à la lettre de plainte et que vous ferez voir à votre avocat.

Donc préparez trois jeux de photocopies, une pour la lettre de dénonciation, une pour vous et une pour votre avocat si vous décidez d'en prendre un, ou si l'on vous y oblige.
 
Les originaux sont à remettre à la Justice (et à personne d'autre) uniquement sur demande officielle, faite en votre nom et à votre adresse - bien sûr vous garderez les copies certifiées conformes sans en parler à qui que ce soit, car tous ces documents se perdent si facilement....
Nous pouvons vous paraître un peu paranoïaque, mais sachez que maintenant en France il existe la loi Perben sur la "dénonciation calomnieuse".
Il serait vraiment désagréable de risquer une condamnation parce que le Juge chargé de l'affaire acquitte la personne ou l'organisme concerné par votre dénonciation du fait qu'il considère votre témoignage ou vos preuves comme insuffisantes par ce qu'elles ont disparues. 

Vous vous retrouveriez alors sous le coup de la loi Perben, et les avocats de la partie dénoncée se feraient un grand plaisir de vous attaquer pour dénonciation calomnieuse, sur la base de l'acquittement prononcé par le Juge - et sachez que c'est imparable, vous seriez condamné(e) à coup sûr.
 
Quant à ceux ou celles qui veulent dénoncer de façon anonyme, libre à vous, mais le risque de dénonciation calomnieuse devient encore plus important si l'on vous retrouve.
Eviter de dénoncer "les pauvres bougres" qui ne font qu'essayer de survivre avec quelques centaines d'euros par mois, il y a tellement d'autres cas ou il serait vraiment nécessaire de faire quelque chose.
 
COURAGE !
(la photo de l'enseigne de police a été prise à Saint-Nicolas-de-Port .)
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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 17:51
                      Réponse à l’article de la Dépêche du Midi paru le 29 mai 2007 concernant l'amende de 172 euros reçu par un Toulousain se soulageant sur la voie publique:
 
Le montant de l’amende est à la hauteur des désagréments causés aux citoyens et à leur porte-monnaie ; n’oubliez pas qu’une partie des impôts locaux que nous payons, est consacré aux nettoyage des rues et des trottoirs souillés.
Il est facile de " pousser des cris d’orfraie " contre le montant élevé d’une amende, une enquête plus complète auprès des habitants du centre-ville qui subissent quotidiennement les nuisances des " pisseurs " de tous bords, aurait été plus objective.
Malgré les passage quotidiens des arroseuses municipales et le nettoyage des trottoirs, les toulousains du centre subissent –et particulièrement dès les beaux jours- les odeurs pestilentielles, la dégradation de leurs façades, les trottoirs saturés de traînées d’urines, les portes de garages et parfois d’immeubles souillés.
Quelle image, donnons-nous aux visiteurs de Toulouse ? Déplorable et décevante : " votre ville est si belle mais quelle saleté ! " a-t-on coutume d’entendre. Doit-on laisser faire et imposer ces " traces " aux aficionados de la coupe du Monde de Rugby et aux autres ?
Pensez-vous que vos interlocuteurs – qui, j’en suis certain, sont d’une propreté scrupuleuse chez eux, accepteraient que l’on se soulage devant leur porte ?
Comment qualifier le personnage qui, pour économiser 1,50 euro (prix d’un café pour un arrêt pipi), encourre une amende de 172 euro et souhaite faire appel avec bien évidemment les coûts supplémentaires d’avocat et de procédure : paresseux, avare ou inconscient ?
 
Pousser des cris d'orfraie :Pousser des cris aigus, épouvantables
Cette expression est née d'une confusion.
En effet, l'Orfraie est un rapace diurne friand de poissons d'eau douce et dont l'organe n'a rien qui puisse terrifier le commun des mortels. Par contre l'Effraie est une chouette nocturne qui possède un cri strident propre à effrayer les voyageurs.
Soulignons en outre deux points importants:
La Bible considère l'Orfraie (Pygargue à queue blanche ou Pygargue vulgaire) comme un oiseau maudit qu'on ne doit pas manger ce qui a pu renforcer le caractère terrible de cet animal dans l'imaginaire populaire de l'époque.

Pierre Belon (ornithologue de la Renaissance) écrit, en 1555, dans un de ses livres: L'oiseau qui vole la nuict par les villes et faict un cri moult effrayant, nous l'avons nommée une fresaye, ou bien effraye...ce qui souligne le caractère sinistre du cri de la chouette effraie.

Ainsi, de effraie à orfraie il n'y eut qu'un pas vite franchi.
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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 19:11

Dans la série "découvrir le quartier " :

LA RUE DES BLANCHERS

Dans tous les écrits sur l’histoire de Toulouse , la rue des Blanchers apparaît vers le XIeme siècle.

A cette époque dans toute la France, les vieilles villes romaines reprennent vie et se développent.

. Des hôpitaux sont créés, destinés au pauvres , aux pèlerins de passages et aux malades. Cet afflux de population venue principalement de la campagne du Lauragais proche a trouvé place dans la cité et dans les nouveaux faubourgs. Les principaux furent le faubourg St Sernin autour de l’église et celui de St Pierre des Cuisines avec sa population de cordonniers, de BLANCHERS (mégissiers) et de parcheminiers, installés près de la Garonne, là où la pollution des eaux n’était plus gênante pour la ville.

Petit à petit, par commodité la profession des mégissiers s’était regroupée près du fleuve. Néanmoins cette population n’étaient pas très importante, en 1398 il y avaient seulement 49 tanneurs dans la ville. En 1463 un grand incendie détruisit la partie de la ville entre la Garonne et l’actuelle rue Alsace Lorraine, notre rue des Blanchers fut détruite mais reconstruite peu après. En 1652 un nouvelle incendie fit disparaître la plupart des maisons, parmi les vestiges , l’actuel n° 51 , une porcherie qui devint une chapelle: les pourceaux ayant trouvé une croix dans les décombres!

Petit à petit avec les siècles, la rue a perdu ses mégissiers mais est resté une de ces typiques rue toulousaine avec ses commerçants de quartier. Dans les années 1970, il y avait alors 3 boulangers , 2 épiciers et divers ateliers.

A partir des années 1990, les changements dans l’urbanisation , la modification du quartier avec le nouveau Pont St Pierre et la création du Port de la Daurade, l’arrivée massive d’une population étudiante avide de plaisirs transforment la physionomie de la rue des Blanchers qui devient (heureusement ou malheureusement pour ses habitants) un endroit festif et nocturne où l’on compte pas moins de 9 restaurants et 3 bars le long des quelques mètres qui séparent la Place de la Daurade de la Place St Pierre .

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 18:52

 

 Dans la série "découvrir le quartier " :

LA RUE CLEMENCE ISAURE

Elle n'est appelée ainsi que depuis 1806 en vertu d'une ordonnance municipale et sur l'initiative du Journal de la Haute-Garonne qui publia à cette effet un long article pour fortifier la légende de la Fondatrice des Jeux Floraux.

Dès le XIVe siècle, cette rue fut appelée rue des Ysalguier parce que les grands immeubles des Ysalguier( ou Giponniers ? fabricants de pourpoints) en occupaient tout un coté. Dans la cour du n°7 de cette rue qui a façade sur le n°16 de la rue Cujas, se trouvait autrefois la Tour Clémence Isaure où, selon la légende Dame Clémence serait morte de douleur et d'amour pour un certain et beau Lautrec.

L'Histoire du Languedoc, ouvrage écrit au XVIIIème siècle par le bénédictin dom Vaissette, nous apprend que Clémence Isaure " ...était une très riche et très généreuse dame, qui aimait la poésie et les belles lettres au point d'avoir créé un prix que l'on décernait tous les ans au mois de mai aux poètes ayant fait les plus beaux vers. Cette institution fut appelée le Collège de la Gaye Science, ou l'Académie des Jeux floraux, parce que les lauréats recevaient, dans l'ordre, une violette d'or, une églantine d'or, et enfin un souci d'or... "

Gérard de Sède, dans le Guide de la France mystérieuse, fournira plus de précisions sur la création du mythe :

"En 1323, sept notables réunis sous l'orme de Saint Martial, à Toulouse, dans le quartier des Augustins, créèrent la Companhia dels mentenedors del Gay Saba (Compagnie des mainteneurs du Gay Savoir) et instituèrent un concours annuel de poésie ouvert à tous les gens de langue d'oc, et dont le prix, décerné le premier mai, était une violette d'or fin. Les membres de la Companhia étaient tenus au secret.


Au XVème siècle, la Companhia, devenue Académie des Jeux floraux, bénéficia de la protection d'une dame toulousaine, Clémence Isaure, experte en Gay Savoir, qui légua à cette Académie des sommes si considérables que la ville de Toulouse jouissait encore de ces revenus au siècle dernier. Clémence Isaure mourut célibataire vers 1500, à l'âge de cinquante ans. Elle aurait été enterrée en 1557 sous l'autel de Marie, dans l'église de la Daurade (la Vierge dorée). Plusieurs érudits ont soutenu que Clémence Isaure n'a jamais existé et qu'elle n'est qu'un personnage symbolique figurant, comme la Dame des troubadours, un principe cosmologique féminin. Ils ont notamment souligné que, dès le XIVème siècle, c'est la Vierge que l'on appelle "Dame Clémence", et qu'Isaure veut dire Isis aurea "Isis dorée".

D'après Histoire des rues de Toulouse Jules Chalande

 

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