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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 15:17


Pendant que notre belle jeunesse est penchée sur ses copies, d’aucuns essayant fiévreusement de rattraper les heures passées à arpenter le bitume, avec l’improbable espoir d’obtenir l’incontournable passeport pour leur entrée dans la « vraie » vie.

Mais qu’est ce que la vie si ce n’est la réalité des choses et des êtres, bon sujet de philosophie que voilà !



 
Pendant ce temps donc, Vivre à la Daurade continue à agir dans l’ombre mais toujours avec ténacité.

 

-          Le 9 mai entretien avec notre Député, Madame Lemorton , thème : l’extension de la législation sur l’interdiction de vente d’alcool après 22h, des  stations services aux épiceries de nuit ;

-           

-          Le 11 juin entretien avec un des collaborateurs de Madame Ruiz, notre Maire de quartier, thème :  Qui sommes nous, que faisons-nous, rappel des problèmes du quartier et demande d’interventions des différents élus ;

-           

-          Le 12 juin participation à l’émission de France Culture « Travaux Publics » enregistrée en public. L ’invité de cette émission était Jean Pierre Havrin, notre nouveau Directeur de l’Office de la Tranquillité, Vivre à la Daurade a eu l’insigne honneur d’intervenir pendant quelques minutes pour rappeler les problèmes d’incivilités et d’insécurités que nous subissons en permanence dans le centre ville.

Si vous voulez en savoir plus allez là : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/travaux/fiche.php?diffusion_id=63889

 

En dehors du fait, que dorénavant  je me « hausse du col » devant ma toute fraîche et éphémère célébrité, j’ai pris langue avec Monsieur Havrin qui connaît depuis longtemps les problèmes de notre quartier et avec lequel dorénavant, il sera plus facile de dialoguer, ………. du moins je l’espère.

 

En passant, j’ai découvrir un artiste déjanté et plein d’humour qui n’est pas sans références avec notre très cher et regretté Bobby Lapointe, un peu d’air frais dans le paysage si staracadémisé de notre chanson française ( http://aelmusic.net/).

 

 

 

 

 

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 11:22

 

 Au milieu du XIIeme siècle, le catharisme (du grec Khataros “pur”)- doctrine  basée sur le dualisme entre le Bien et le Mal- se répand dans l’empire germanique, la Lombardie, la Provence et le Nord de la Catalogne. La doctrine se développe fortement entre le milieu du XIIeme et le début du XIIIeme siècle
et tout particulièrement en Languedoc.                                                                                                 
 
La doctrine:

 Les catholiques hérétiques croient que Dieu étant parfait il n’a pu créer le Mal. Ils sont donc certains que seul le Diable est à l’origine de toutes les réalités mauvaises ou périssables. Il convient donc pour entrer dans le Royaume de Dieu d’avoir une âme pure et éloignée de toute contingence matérielle.

 L’organisation de l’église cathare se fonde sur des diacres et des évêques qui dépourvus de biens matériels se consacrent à la prédication itinérante et pratiquent le “consolamentum” un baptême par imposition des mains et qui garantit le salut à celui qui le reçoit.

 Soutenue par les élites urbaines, aristocratiques et notables, la religion a un dogme et des rites. Elle prolifère car elle prêche la pureté, le rejet des biens matériels et l’opposition au système féodal de la justice seigneuriale, du pouvoir des chevaliers .... Les cathares ne vénèrent pas d’images, ni de reliques et n’acceptent pas le symbole de la Croix.

 Devant le succès grandissant de cette hérésie mettant en péril le pouvoir de l’Eglise et frustrés par l’échec de la 4eme croisade, l’idée se répand chez les croisés que cet échec est un signe de Dieu.  Les cathares, considérés comme étrangers ( ils parlent l’occitan et non pas la langue d’oil du Roi de France) et rejetant les artifices de l’église sont considérés comme responsables.

 

La Première croisade:

 En 1209, le pape Innocent III envoie d’abord son légat  qui essaye de faire revenir les hérétiques à de meilleurs sentiments, en vain. Sur la route du retour, il est assassiné (hasard ou volonté , on ne sait). Prenant prétexte de ce meurtre, le pape déclenche une croisade contre les hérétiques cathares et les nobles catholiques qui les protègent: La croisade contre les “Albigeois”.

 Une grande armée, dirigée par Simon de Mont fort (petit noble du Nord) entreprend la conquête du Comté de Toulouse au nom du Roi de France.

 C’est le choc de deux civilisations,  le puritanisme nordique contre le méridional libertin et cultivé.

 Afin de défendre ses domaines occitans, le roi d’Aragon Pierre 1er apporte son aide à Raymond VI de Toulouse et à la noblesse languedocienne, mais Simon de Mont fort, fin stratège, remporte la bataille à Muret en 1213 contre un ennemi supérieur en nombre, l’armée catalane est mise en déroute.

 Simon de Mont fort est nommé Comte de Carcassonne et de Trencavel et prend la tête d’une armée forte de 2 à 3000 soldats. Il entreprend la conquête du territoire .  Le sac de Béziers et le bain  de sang qui s’ensuit terrorisent les villes qui se rendent les unes après les autres. L’histoire dit que lors du sac de Béziers , Simon dit à ses troupes ‘tuez-les tous , Dieu reconnaîtra les siens ! »

 En 1218, Simon de Mont fort est tuée par une pierre lancée par une femme du haut des remparts alors qu’il assiégeait Toulouse. Privée de son chef , l’armée faibli et de 1218 à 1226 les cathares vont reconquérir le terrain, aidé par le Comte de Toulouse.

 La seconde croisade:

 En 1226, le roi Louis VIII décide de lancer une seconde croisade, nombres d ‘amis ou de soutiens des cathares sont affaiblis ou ont disparus . Avignon tombe au bout de 3 mois de siège, Toulouse se soumet en 1229.

 Le Comte de Toulouse Raymond VII garde une partie de ses terres mais sa fille doit épouser le frère de Saint Louis; sans descendance,  les terres du Comté de Toulouse reviendront au roi de France.

 La mise en place de l’Inquisition en 1232 contribue de manière décisive à l’extermination des cathares occitans. Ce tribunal extraordinaire est dirigé par les Dominicains à la demande du Pape. A partir de 1244 les procédures sont systématiques: 5 à 10% des cathares identifiés comme tels sont condamnés à mort.

La Fin du mythe:

 Le village fortifié de Montségur et son donjon  - résidence de Raymond de Pereille- est situé en haut de la montagne et domine les alentours. Il  est, depuis la première croisade, le refuge des hérétiques. La seconde croisade et l’inquisition augmentent le nombre de réfugiés qui refusent de se soumettre aux dictats du roi de France.

 En 1243, décision est prise: il faut faire tomber ce bastion du refus de l’ordre royal. Après 10 mois de siège et une ascension par une nuit sans lune, le premier poste de guet tombe. Les assiégés souffrent de la faim et surtout de la soif, la citadelle n’étant alimentée que par des citernes.

 Le 10 mars 1244, les assiégés se rendent. Quelques 200 cathares ayant refusés d’abjurer seront brulés vifs dans le camp del cremats au pied de la citadelle.

 Quelques cathares réussissent à survivre jusqu’au début du XVIeme siècle, errant de villages en villages d’Occitanie en Catalogne. Les prédications des ordres mendiants incitent les derniers adeptes à se convertir sans utiliser la force.

 En 1321, le dernier parfait: Guilhem Belibaste est dénoncé , pris et brulé. Sa mort met fin à l’hérésie, sans aucune possibilité pour la communauté de se régénerer, la transmission du savoir et des règles étant uniquement verbale.

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 11:04
Ce texte s’inspire largement du document Cathares et Troubadours édité lors de l’inauguration de la Maison de l’Occitanie, que l’auteur en soit remercié.
 
Les débuts:
 
Entre le III et le Ier siècle av JC, la conquête romaine unifie les terres catalanes et occitanes. Le latin devient non seulement la langue de la culture mais aussi celle du peuple. Au Veme siècle, les wisigoths fondent un royaume dont la capitale est Toulouse, conquis par les Francs en 507. Le latin  populaire évolue peu à peu vers le catalan et l’occitan.
 
Après avoir refoulé les Arabes à Poitiers en 732, les Francs avancent vers le sud. Charlemagne franchit les Pyrénées et conquiert Girone et Barcelone. Les comtés hispaniques sont confiés à des nobles d’Aquitaine et de Septimanie.
 
Au cours du Xeme siècle, la décomposition de l’empire carolingien permet la consolidation de différentes entités politiques indépendantes telles que notamment les comtés de Barcelone et de Toulouse.
 
La culture:
 
Au  début du XIIeme siècle apparaît la poésie des Troubadours, la première poésie culte d’Occident en langue romane. Les troubadours sont à la fois des poètes et des musiciens dont l’oeuvre est diffusée par les jongleurs qui les interprètent dans les principales cours d’Occitanie, de Catalogne et du nord de l’Italie.
 
L’univers poétique des troubadours exprime les principes et les valeurs du monde féodal et se caractérise par l’idéal de courtoisie et des valeurs telles que noblesse d’esprit, courage, générosité, désintéressement et loyauté.
 
Le thème par excellence est la relation amoureuse qui s’exprime par le fin’amor, l’amour fidèle. Ce dernier constitue un jeu subtil et raffiné d’exaltation amoureuse, un chant à la beauté et à la dignité de la dame idéalisé qui conduit au joi d’amor, le bonheur du poète qui découvre le sentiment amoureux.
 
Chansons et pastourelles:
 
Les poètes emploient différents genres pour exprimer leurs sentiments :
 
          -  La pastourelle raconte la rencontre entre un chevalier et une bergère,
          -  L’aube parle de la séparation des amants au petit matin,
          -  La chanson d’adieu et une poésie qui met fin à la relation,
          -  La dansa et la ballada sont des chansons à danser.
          -  Le planh manifeste la douleur provoquée par la mort d’une dame, d’un ami ou d’un noble protecteur.
          - Avec le sirventès le troubadour donne son avis de manière satirique sur différentes
          questions.
 
Bien vivante pendant  plus d’un siècle, la  poésie des troubadours influence de manière décisive la poésie médiévale en Europe jusqu’à Dante et Pétrarque. L’occitan devient aussi  la langue principale des poètes catalans jusqu’au XVeme siècle.
 
Le début de la fin:
 
Le traité de Corbeil (1258) entre l’Aragon et la France, représente la fin des aspirations catalanes sur l’Occitanie et facilite l’expansion française. A la fin du Moyen Age, la France a unifié la,plupart du territoire occitan.
 
En 1659, le Traité des Pyrénées entre la France et l’Espagne établit le partage du territoire catalan en annexant la Catalogne du Nord à la France.
 
De la fin du XVeme au début du XVIIeme siècle, des milliers d’occitans venant de Gascogne, du Languedoc ou d’Auvergne décident de s’établir en Catalogne.
 
En France, l’imposition du français en 1539 comme langue unique de l’administration marginalise l’occitan.
 
Le renouveau:
 
Au milieu du XIXeme siècle apparaissent  deux mouvements : la Renaixenca et le Félibrige qui revendiquent la dignité de leur langue à travers l’étude du passé et la création littéraire.
 
Les félibres  représentent un groupe de poètes provençaux menés par Frédéric Mistral qui s’intéressent à la littérature. Les partisans de la Renaixenca  quand à eux participent à la construction du catalanisme social et politique.,
 
A partir de la fin du XXme siècle , la prolifération dans toute l’Occitanie des calendretas (écoles associées occitanes)  de groupes de musique, de compagnies de théâtre, de revues... montre le dynamisme que connaît aujourd’hui la langue occitane.
 
Enfin l’Euro congrès 2000, congrès des congrès pour repenser le futur des pays de l’Euro espace  latin central a mené a bien 500 activités importantes entre mai 2001 et avril 2003 et a reçu le soutien de près de 1400 institutions et organismes.
 
Des conclusions générales ont permis de faire ressortir plusieurs grandes lignes d’actions qui seront impulsées dans un futur très proche.
 
 

 

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 10:46

Cette rue doit son nom aux « payroliers » fabricants de chaudrons (payroles en langue d’oc) qui l’habitaient autrefois.

Cependant, elle ne portait pas ce même nom tout au long de son parcours : entre la rue de Metz et la rue Clémence Isaure, elle s’appellait «  rue Balestrières «  parce qu’y logeaient  des fabricants d’arbalètes.

Toujours  habitée, presque exclusivement par une population d’artisans: chaudronniers puis potiers d‘étain, arbalétriers et  giponiers (fabricants de gilets );  jusque vers 1900 on entendait encore le bruit de leur martelage ! ( cela valait bien certains tams-tams que nous entendons de nos jours!).

Dans trois maisons de cette rue , il existe encore des tours gothiques : 

Au n° 3 la Tour de l’ancien Hotel d’Olmières – capitoul de la daurade en 1503 .
Cet hôtel est décrit comme un " hôtel du XVIème, à la façade de brique percée d'un portail, de brique et de pierre alternée, flanquée de deux bouteroues, surmontée d'un entablement à la frise denticulée et coiffée d'un portique au balcon en fer forgé; la tour octogonale est percée de fenêtre à accolade, qui éclairent un escalier à vis."

 Au n°18, celle des Ysalguiers : Raymond, capitoul en 1295, fit la fortune de la famille  en étant liquidateur des biens confisqués aux juifs  lors de leur expulsion par Philippe le Bel : il acheta tous les terrains situés entre les rues de    l’Echarpe, de la Bourse et Clémence Isaure !

Pendant tout le 19eme siècle , le n°18 de la rue Peyrolières fut connu comme « l’Hotel d’Espagne » lieu d’étape pour les diligences du Gers.

Enfin au n° 34 , le portail renaissance de l’hotel Lagorrée.

Le rue Peyrolières a abrité des célébrités  notamment le compositeur Louis Defès auteur de la célèbre «  Toulousaine .

 D’après Histoire des rues de Toulouse  Jules  Chalande

 

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 18:16

Nos valeureux ancêtres ne craignaient qu'une chose : que le ciel leur tombe sur la tête, c'est arrivé hier soir.

Or, braves gens je voulais vous faire part de la vision de notre célébrissime place , devenue Place Blanche mais hélas je n'ai réussi qu'à faire ceci :

Mon rosier ne donnera plus de roses avant longtemps et mon bien-aimé laurier que j'ai réussi à sauver de la sécheresse et autres pestilences citadines n'a pas résisté, hélas et telle  Perette  et son pot de lait , mes rêves de balcon enchanté  sont partis en grélons!!!!

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 20:44

  Date

                 Actions principales

           Suites

15 décembre 2006

Envoi dossier demande pour vide grenier Mairie et Préfecture

 

janvier

Réunion préparation vide grenier

 

1er février

Réunion membre du bureau : état des lieux suivi des actions

 

9 février

Réunion préparation vide grenier

 

15 mars

Réunion préparation vide grenier

 

2 avril

Réunion Mairie sur catapultage manifestations Jardins de la daurade

 

12 avril

Réunion préparation vide grenier

 

22 avril

Vide grenier sur les Quais Place de la daurade

Grand Succès !

12 mai

Courrier de plainte suite au Printemps des étudiants et Art du Graf

Réponse le 2/07 expliquant le pourquoi d’extensions bars de St Pierre

19 mai

Participation opération nettoyage des berges

 

21 mai

Pétition sur stationnement jardin de la Daurade

Mairie donne ordre aux agents municipaux du respect des interdictions et dérogations

mai

Contact avec l’association ARTHEMIS pour organiser visite du quartier et avec « les amis des orgues «  pour future manifestation

A suivre 

31 mai

Réunion membre du bureau :état des lieux suivi des actions

 

1er juin

Courrier Me Car salade sur reprise des manifestations bruyantes jardin de la daurade- demande RV

Pas de réponse

17 juin

Envoi pétition maire «  non au bruit »

 

19 juin

Courrier Me .Claux tam-tams jardin police etc.….

 

23 juin

Courrier de plainte Me Déqué suite nuisances  fête organisée sur le restaurant « le Bateau »

RV Me Déqué – prise Acte + courrier Maire

3 juillet

Demande RV Maire pour parler nuisances quartier

RV le 23 août

23 Août

RV avec le maire

Etude possibilité fermeture jardin + proposition réunion Préfet et police

11 octobre

Réunion membre du bureau :état des lieux suivi des actions

 

17 octobre

Demande RV Députe pour modification loi pénalité vente d’alcool épicerie de nuit

RV 11 décembre, reporté

17 octobre

4me courrier de rappel Préfet pour demande de RV

Rappel par M.Raynal  en novembre + courrier rappel Mairie le 31/12 + rappel M Raynal  janvier

25 octobre

Réunion avec les adhérents

 

25 octobre

Envoi par les adhérents Lettre Ouverte au Maire

 

19 novembre

Suite lettre ouverte, envoi dossier + photos

au Maire et à ses adjoints

Réponse du Maire le 15 janvier 2008

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 19:36
  
 
 1. TRANQUILLITE – SECURITE PUBLIQUE
Toulouse a la réputation d’une ville vivante, dynamique, ouverte à tous, tolérante et joyeuse avec son ambiance estudiantine, festive du jeudi soir au samedi soir… Mais, comme dans d'autres villes, ce sens de la fête doit être encadré pour permettre une bonne cohabitation des membres de la communauté urbaine. Avec pour épicentre la place St Pierre, notre quartier subit de plein fouet les nuisances dues à des débordements.
 1.1. Bien qu’il existe un contrat local de sécurité, comment envisagez-vous d’organiser une véritable collaboration avec les représentants de l’Etat (Préfet, Direction de la Sécurité Publique, Procureur) pour coordonner les actions –réglementation, surveillance et intervention de la police- tendant à rendre notre quartier plus tranquille et plus sûr ? 

Pierre COHEN : 
Nous proposons la réactivation, avec tous les partenaires du Contrat Local de sécurité en lien avec la politique de la ville et de médiation sociale ainsi que le Comité Intercommunal de Sécurité et de prévention de la Délinquance.
Mise en service d’un office de la tranquillité joignable 24h/24h et ayant pour mission d’apporter une aide aux habitants et d’offrir un relais des services publics avec redéfinition des missions de la Police Municipale
.
PC : Notre projet «  le parc Toulousain » prévoit de faire de l’Ile du Ramier une zone verte avec des animations culturelles et sportives de loisirs.

 
 2. VALORISATION DU QUARTIER
Eminemment touristique, notre quartier, et en particulier le Port (jardin) de la Daurade, est dans un piètre état.
2.1. Avez-vous des projets de mise en valeur du quartier?
PC : Nous proposons un grand projet Garonne avec le lancement d’un marché de définition en association avec les habitants, pour l’aménagement du fleuve, de ses berges de ses quartiers riverains de ses canaux en façonnant un ensemble architectural et artistique à travers un « arc culturel patrimonial de la Garonne » de la Prairie des Filtres au Théâtre Garonne en passant par le château d’eau et les Abattoirs, avec une nouvelle vocation culturelle aux bâtiments classés de la grave et l’Hôtel Dieu définie en coopération avec l’hôpital , les services de l’état, l’agglomération, le département et la région.(Entretien du 8/2/2008 PC a dit : Pour La Grave, on doit maintenir un « collectif santé « nécessaire, un socle hospitalier et l’intégrer dans un arc Garonne Culture pas encore établi.)
2.2 Ces projets respectent-ils les exigences du développement durable ?
PC : Pour l’ensemble de ces projets nous auront à cœur d’intégrer le plus possible de critères environnementaux.
2.4. Quelles sont les mesures qui, pour vous, permettraient d’améliorer sensiblement l’état de nombre de rues aux trottoirs impraticables ?
2.5.Comment lutter efficacement contre toutes les dégradations qu’infligent tant à l’espace public que privé les « taggeurs », les propriétaires de chien(s) indélicats, ceux qui, de jour comme de nuit, transforment nos rues en urinoirs, etc.…?
En fait, comment pensez-vous pouvoir obtenir, dans ces domaines et tant d’autres, plus de civisme et de respect de l’autre ?
PC : Pour ce qui est du respect du domaine public et des équipements, c’est une mission que nous assignerons à l’office de la tranquillité. Un domaine partagé correctement aménagé pour le confort de chacun incite naturellement a plus de respect et moins de dégradation. Dans un premier temps, il faudra sûrement des campagnes de sensibilisation et un peu de surveillance, voire de répression.
.  
 3. OBTENTION DU STATUT OFFICIEL DE JARDIN PUBLIC POUR LE PORT DE LA DAURADE
Outre un réaménagement en jardin, ce statut impliquerait la fermeture de nuit du port de la Daurade et de la promenade Henri Martin grâce à l’installation de grilles aux différents points d’accès.
 3.1 Approuvez-vous cette demande?
 3.2 Etes-vous prêt à vous engager pour la faire aboutir (en combattant d'éventuels blocages administratifs?
PC : La question de cette partie des berges ne peut être traitée que dans le cadre du projet d’ensemble des berges de Garonne. Nous consulterons les riverains pour les projets qui les concernent.
 4. PROXIMITE DES ELUS AVEC LA POPULATION DU QUARTIER
4.1. Comment comptez-vous développer une réelle politique de proximité avec l’ensemble de la population (habitants, commerçants…)?
4.2. Comment associerez-vous la population à la préparation de décisions qui la concernent directement et vous tenir informé de la situation et des besoins de chacun pour établir des liens solidaires entre eux ?
PC : Nous proposons de transformer les commissions consultatives de quartier en conseils de quartier représentatifs représentatifs de toute la population, de créer une maison communale de la citoyenneté et des services publics dans chaque quartier, la consultation sous forme de réunions d’informations-débat à l’échelle des quartiers des habitants concernés par des projets de proximité, l’organisation de réunion de compte-rendu de mandat à échéance régulière, le recours à l’initiative populaire du référendum sur les grands projets structurants à l’échelle de la ville.
 
 
 
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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 19:01
undefinedExtrait de la Dépêche du jour  - Sans commentaires

L
a péniche restaurant du port de la Daurade est fermée. Depuis le 6 février, Bibi Heuillet, le gérant, associé à Jean-Pierre Rives, l'ancien rugbyman, a décidé de mettre son activité de restauration entre parenthèses jusqu'au 15 avril. Ces derniers temps, Le Bateau touchait le fond… «Ç a ne marche pas très fort et les rumeurs sur le climat d'insécurité qui règne autour du Bateau se font persistantes, ça nous pénalise terriblement », confie Bibi Heuillet, qui ne rouvrira pas « tant qu'on ne se sera pas mis autour de la table avec les services techniques et les élus de la mairie pour régler tous les graves problèmes et sécuriser l'endroit. Or, on est en pleine période des municipales, ce qui n'arrange rien… » Propriétaire de la péniche restaurant, la mairie de Toulouse en avait confié en octobre 2007 la gérance à ce restaurateur toulousain bien connu qui souhaitait la remettre à flot ; déjà, dans le passé cet établissement flottant avait connu changements d'enseignes et déboires successifs.
« On est visité toutes  LES NUITS »
Ce secteur de la Daurade attire de manière notoire de nombreux SDF avec leurs chiens, les berges et les escaliers sont aussi le rendez-vous de toxicomanes et dealers… « Les clients n'osent plus venir sur le Bateau. Toutes les nuits on est visité. Avec cette faune qui monte sur le pont. Le matin on retrouve des bouteilles, des restes de joints, des paquets de tabac, des chaises dans la Garonne. Quand ils sont énervés, ils essaient de casser les vitres. Depuis le 24 octobre dernier on a été visité 9 fois ! » déplore Bibi Heuillet également victime d'une bousculade en compagnie de Jean-Pierre Rives, à l'automne dernier. Lors du conseil municipal le 18 janvier dernier, la fermeture du Bateau a été validée. Dans la foulée, la mairie de Toulouse a mis en place un gardiennage de nuit autour de l'établissement flottant pour limiter la casse.
V. Sitnikow
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 15:40

La culture du pastel est liée au terme de Pays de Cocagne, évocateur de richesses fabuleuses et de vie facile et dont l'origine vient des coques évoquées ci-dessous. Ce commerce dans le sud-ouest de la France sera à la base de fortunes immenses.

 "Isatis Tinctoria", est le nom scientifique du pastel, cette plante à la fleur jaune est connue depuis l'antiquité. Les premières cultures de pastel venu d'Orient et d'Espagne, apparaissent dans la région au XIIème siècle. Le pastel atteint son âge d'or en France, fin XVème et au XVIème, dans la période comprise entre 1463 et 1562 au moment des guerres de Religion.                 
La couleur bleu indélébile qu'il produit est très recherchée et constitue une source de revenu appréciable. Le cycle du pastel, du semis au paiement, s'étale sur près de quatre années.

 La culture nécessitait une main d'oeuvre importante, après les labours les mottes devaient être cassées à la main puis on devait éliminer les mauvaises herbes. La cueillette se faisait à la main ou à l'aide de ciseaux. Plusieurs cueillettes se succédaient de l'été à l'automne. Les feuilles réservées à la teinture étaient stockées, elles étaient ensuite lavées, puis séchées à nouveau .Les feuilles étaient ensuite réduites en bouillie : on en extrayait une pulpe qui était à l'origine de la teinture.  Après le broyage, la pulpe était mise à sécher. Au cours de cette période, une première fermentation débutait, qui allait permettre le façonnage. Réalisé par les femmes, celui-ci prenait la forme d'une boule de dix à quinze centimètres de diamètre appellée « coques ». Une coque pesait environ 500 grammes. On peut considérer que le produit final représentait environ 7% du poids initial des feuilles.

 L'inégalité entre la très bonne qualité de la teinture obtenue dans les plaines du Lauragais et de l'Albigeois, et la qualité médiocre des tissus de lin produits dans la région (Mazamet, Toulouse, Carcassonne.) font que ces villes ne peuvent en aucun cas rivaliser avec les tissus anglais ou flamands à cette époque.
Ainsi le pastel doit être obligatoirement exporté vers ces centres de production textile. 

La montée en puissance de Toulouse est favorisée par la conjonction de plusieurs facteurs :

 - le manque de capitaux et de disponibilité financière des marchands béarnais et albigeois,

  • - l'organisation de la filière : les collecteurs achètent la récolte en feuilles, fabriquent et vendent la teinture aux marchands qui la commercialisent,
  • - du fait de la concurrence, les collecteurs prennent le risque d'acheter souvent avant la récolte, pariant ainsi sur un avenir hasardeux en raison des conditions climatiques. En outre, ils paient tôt une récolte qui ne sera vendue que plusieurs mois plus tard à des clients étrangers.
  • - le mode de paiement de l'époque, du fait de l'insécurité des routes, est la lettre de change; or toute transaction par ce mode passe par Lyon.
  • Dans ce contexte, l'essor de Toulouse s'appuie sur la qualité de sa structure bancaire : à la fin du Moyen Age  Toulouse dispose malgré tout de 30 "changeurs", rivalisant ainsi avec Lyon dans ce domaine.

Après cet essor, l'effondrement du pastel est très rapide :
- 1559 : récolte prometteuse
- 1558 : excellente récolte
- 1560 : elle promet de dépasser toutes les espérances
Cependant, en octobre 1560, le commerce pastelier toulousain s'effondre en raison de pratiques douteuses : les fonds de sacs des ballots de pastel sont mouillés pour en augmenter le poids, on mélange différentes qualités de produits payés au prix fort, en rajoutant du sable à l'agranat. La récolte de 1560 est certes abondante mais de qualité médiocre. Or, les prix sont maintenus, ce qui enfonce la crédibilité des marchands.

- 1561 : la récolte est encore plus abondante mais encore plus médiocre à cause des pluies de sorte que les cours s'effondrent. Certains marchands tentent de ne pas mettre toute la récolte sur un marché déjà saturé, mais ils ne sont pas suivis par les Albigeois.

- 1562 : c'est le début des guerres de Religion, avec dix jours forts en mai. Les circuits de commercialisation sont perturbés, les trafics interrompus, et le pastel est concurrencé par l'indigo dont la qualité est quasi équivalente mais la culture plus facile.

La disparition du pastel n'est pas complète L'Albigeois continue de produire et connaît un certain nouvel essor, éphémère, dès la fin des Guerres de Religion.Mais elle semble irréversible :
- en 1669, on compte moins 100 moulins à pastel dans la région d'Albi.
- en 1701, malgré un règlement protégeant le pastel signé par le roi en 1699, on n'en trouve plus que 60.
Certains essaient de déjà préserver la tradition en la renouvelant : au XVIIIème siècle, un certain Astruc réussit à tirer du pastel une aussi bonne teinture que celle de l'indigo, en simplifiant la culture, mais ses successeurs ne sauront pas la poursuivre.
 

(Cet article a été réalisé grâce à Documentation pedagogie.ac-toulouse - Nadine Lanneau- photo Jacques Batigne )  

 

 

 

 

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 15:25

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 Je ne surprendrai personne en disant que  nous sommes en campagne électorale
 
Au moment où chacun des candidats indique sa vision de la ville, ses souhaits, ses objectifs pour Toulouse, exercice difficile s’il en est pour une métropole dont la population est en pleine évolution, ( près de 20 000 nouveaux toulousains s’installent chaque jour sur le territoire de la commune , attiré par la qualité de vie, le climat, les emplois…), il est intéressant de lire le numéro spécial environnement de l’Usine Nouvelle.
 
L’usine Nouvelle n’est pas un magazine grand public, il s’adresse à ceux qui sont le cœur ou à tout le moins le poumon de la communauté, les « entrepreneurs », personnages que l’on n’entend pas très souvent, car quasiment en voie de disparition ( !) les « entrepreneurs du monde de l’industrie » par opposition aux entrepreneurs des sociétés de service.
 
Ce très sérieux magazine, qui indique chaque semaine « toute la vie de l’industrie », publie un entretien avec François Schuten, dans lequel ce dernier évoque sa conception de la Ville.
 François Schuten est dessinateur, concepteur de station de métro et du pavillon des Utopies de l’exposition universelle de Hanovre en 2000.
 
Il indique en particulier que « …Actuellement on est dans un mode de gestion au jour le jour, on manque de vision, d’ambition, d’utopie, les politiques ne cherchent pas à imaginer la ville au-delà du temps de leur mandat, des échéances électorales. A plus de cinq ans, il n’y a plus de vision, plus de questionnement. Et quand il y en a, ça reste timoré… » ;
 Pour créer cette vision du futur « il faut faire communiquer des urbanistes, des politiques, des artistes… Et surtout ne pas oublier les historiens. L’amnésie empêche la vision ! Pour donner une image du futur de la ville, il faut bien connaître son passé et ne pas le renier……. Une ville, c’est comme un être humain, il faut l’accepter avec ses souffrances. »
 
On trouve dans ce numéro spécial :
-         un article intéressant sur le grand chantier du Canceropole,
-          la vision de certaines municipalités sur l’environnement,
-         des infos sur les technologies et innovations anti-bruit,
-         une innovation telle que les déchets ménagers aspirés en sous-sol ( question que notre association a posé a la municipalité en place et qui semble impossible à réaliser en centre-ville),
-         la mobilité ;
 autant de sujets à l’ordre du jour.
 
Il serait bon que nos candidats s’inspirent de ces thèmes pour modifier, améliorer, transformer et bonifier notre vie de toulousains lambdas.
 Vœu pieu ou réalité possible ? l’avenir nous le dira.
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