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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 14:22

 

 Les Bénédictines de Notre-Dame du Sac :

 Au XVIIème siècle, en 1623 s’installent rue du sac, les Bénédictines de Notre-Dame du Sac.

 On les appelait ainsi parce que leur couvent se trouvait au fond d'une impasse ou "cul de sac". Elles se consacraient à l'enseignement et étaient très nombreuses. Quand, en 1794, le couvent devint propriété nationale, il y avait 60 religieuses, 12 sœurs converses, 80 pensionnaires, 4 servantes, ainsi que beaucoup d'élèves externes. Le monastère couvrait plus de dix mille mètres carrés.

 En 1792, l’Assemblée Législative supprime les congrégations religieuses et expulse celles-ci,  la maison des Religieuses du Sac, dépendance du Couvent des Jacobins, est transformée en hôpital militaire :  Le 22 juillet, l’administration municipale de Toulouse déclare :

 

 

 « (...) le conseil arrête que le couvent des ci-devant Terciaires doit être remis au commissaire des guerres pour y établir provisoirement un hôpital militaire dont la destination sera de recevoir les galeux et des vénériens, seulement pour y être traités relativement à ces deux maladies et, dans le cas où la destination provisoire ne devienne pas définitive (sic), le dit local rentrera sous l’administration des biens nationaux. »
19 novembre 1792 :

 

 

« Le conseil du département détermine (...) que la maison ci-devant religieuses du « sac » serait employée pour hôpital militaire ; celle des ci-devant Capucins pour les magasins des effets des hôpitaux et celle des écoles de Droit pour les fourrages, avec pouvoir aux commissaires de faire procéder incessamment aux réparations nécessaires pour mettre les bâtiments en état »
Cette rue du Sac où se trouvait le couvent va être rebaptisée Rue de l’Hôpital-Militaire et Rue Larrey.

 Cet hôpital Larrey est fondé en 1793 par Alexis Larrey, chirurgien-Major à l’Hôpital la Grave.

 Si les Hôpitaux civils de cette période post-Révolutionnaire sont désorganisés, les hôpitaux militaires font l’objet au contraire d’une attention constante et se trouvent fournis de tout ce qui est indispensable au traitement des malades ; dans un rapport du Comité de Bienfaisance du 2 janvier 1794 on peut lire : « Un membre a fait un rapport sur les hôpitaux militaires de cette ville qui sont très mal organisés et qui vont très mal quant aux soins qu’on ne donne pas aux malades et à la malpropreté (...) Le citoyen Brière, commissaire des guerres, chargé de la surveillance et administration des hôpitaux militaires de cette ville, (doit) se rendre au présent comité pour lui faire connaître nos grandes sollicitudes sur la mauvaise gestion de ces hôpitaux, et de se concerter de suite pour l’amélioration de cette gestion et les soins nécessaires à donner aux malades ».

 L’aménagement des locaux a nécessité du temps. En juillet 1794 les salles sont réparées et les conditions d’accueil des malades se sont améliorées ; il reste à déblayer les cours.

 

 

  L’Hôpital Larrey sous l’Empire :

 Au fur et à mesure du temps, l’Hôpital Larrey se transforme, s’adapte et s’améliore dans un contexte où la guerre est toujours dominante. Durant la période Napoléonienne, il est surtout spécialisé dans les maladies vénériennes.

  En 1807, la campagne militaire du Portugal implique de nouvelles activités militaires pour Toulouse ; en 1808 lorsque Napoléon vient en visite à Toulouse, il va préparer la ville à son nouveau rôle de base arrière.

 C’est dans cette même année 1808 que naît à Paris Hippolyte Larrey (fils de Dominique Jean Larrey lui-même neveu d’Alexis Larrey). Il va devenir chirurgien de Napoléon III et médecin-chef de l’armée lors de la campagne d’Italie de - 1859. Il est devenu membre de l’Académie de Médecine à compter de 1850 et de l’Académie des Sciences à compter de - 1867 ; à sa retraite, il est élu député de Bagnère-de-Bigorre.
C’est son nom qui sera donné au futur hôpital militaire construit au siècle suivant.

 

 Le 10 avril 1814, Toulouse est le théâtre de la bataille contre les troupes anglo-espagnoles de Wellington, victorieuses des troupes françaises du Maréchal Soult.
En juillet 1854, une épidémie de choléra prend sa source à l’Hôpital militaire, 900 cas sont recensés en ville ; on y comptera 500 morts « seulement » ...car la même épidémie a fait en revanche 10 000 morts en Ariège.

L’Hôpital Larrey au début du XXème siècle :

 Tout au long du début du XXème siècle, l’Hôpital Larrey perfectionne ses services et bénéficie de tous les progrès scientifiques.
 Entre 1926 et 1937, le médecin-général inspecteur Laforgue, qui a occupé les hautes fonctions de directeur du Service de Santé de la 17ème Région après avoir été pendant 5 ans médecin-Chef de l’Hôpital Larrey, initia bon nombre de transformations et modernisations de l’établissement pour assurer aux malades les soins les plus complets.

 Pendant la Seconde Guerre Mondiale, on ne comptait que sept fonctionnaires civils ; dix infirmières militaires se partageaient les salles.
Au lendemain du conflit, les malades sont logés en chambres individuelles ou collectives ; les menus sont de qualité. Les patients sont autorisés à recevoir la visite de leur famille 3 jours par semaine (mardi, jeudi et dimanche après-midi
).
 

 Au début des années 1960, l’Hôpital Militaire Larrey  s’est avéré être insuffisant ; la construction du CHR Hippolyte-Larrey n’allait pas tarder à voir le jour, l’hôpital est transféré dans ces nouveaux locaux au début des années 1990.

 

 Le Conservatoire de musique :

 Les anciens locaux de la Place Saint-Pierre sont réintégrés dans un vaste plan d’urbanisme et accueillent en 1993 le conservatoire de musique, 250 chambres d’étudiants, un jardin, 180 logements privés et un parking souterrain de 400 places.

 

 

 

Aujourd'hui pleinement rénové, cet espace est entièrement voué à l'enseignement artistique.

  • 56 salles de cours
  • 19 studios de travail individuel
  • 1 salle publique de musique de chambre : l'espace Varèse
  • 1 amphithéâtre de chant choral
  • 2 espaces interdisciplinaires
  • 1 espace audiovisuel et d'exposition
  • 1 espace électroacoustique
  • 1 plateau d'orchestre
  • 1 salle d'orgue
  • 1 salle et studios d'enregistrement 
     

     Ce document a été réalisé grâce aux informations fournies sur les sites de l'hopital larrey et du conservatoire .

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

 

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Published by Le piéton de la Daurade - dans Un peu d'histoire...
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