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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 10:46

Cette rue doit son nom aux « payroliers » fabricants de chaudrons (payroles en langue d’oc) qui l’habitaient autrefois.

Cependant, elle ne portait pas ce même nom tout au long de son parcours : entre la rue de Metz et la rue Clémence Isaure, elle s’appellait «  rue Balestrières «  parce qu’y logeaient  des fabricants d’arbalètes.

Toujours  habitée, presque exclusivement par une population d’artisans: chaudronniers puis potiers d‘étain, arbalétriers et  giponiers (fabricants de gilets );  jusque vers 1900 on entendait encore le bruit de leur martelage ! ( cela valait bien certains tams-tams que nous entendons de nos jours!).

Dans trois maisons de cette rue , il existe encore des tours gothiques : 

Au n° 3 la Tour de l’ancien Hotel d’Olmières – capitoul de la daurade en 1503 .
Cet hôtel est décrit comme un " hôtel du XVIème, à la façade de brique percée d'un portail, de brique et de pierre alternée, flanquée de deux bouteroues, surmontée d'un entablement à la frise denticulée et coiffée d'un portique au balcon en fer forgé; la tour octogonale est percée de fenêtre à accolade, qui éclairent un escalier à vis."

 Au n°18, celle des Ysalguiers : Raymond, capitoul en 1295, fit la fortune de la famille  en étant liquidateur des biens confisqués aux juifs  lors de leur expulsion par Philippe le Bel : il acheta tous les terrains situés entre les rues de    l’Echarpe, de la Bourse et Clémence Isaure !

Pendant tout le 19eme siècle , le n°18 de la rue Peyrolières fut connu comme « l’Hotel d’Espagne » lieu d’étape pour les diligences du Gers.

Enfin au n° 34 , le portail renaissance de l’hotel Lagorrée.

Le rue Peyrolières a abrité des célébrités  notamment le compositeur Louis Defès auteur de la célèbre «  Toulousaine .

 D’après Histoire des rues de Toulouse  Jules  Chalande

 

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Published by Le piéton de la Daurade - dans Un peu d'histoire...
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