Samedi 28 octobre 2006

 

            Quand   on a tout essayé........." Mieux vaut s'adresser au bon Dieu qu'à ses saints", n'est ce pas ?

  Lettre à Monsieur le Ministre de l'Intérieur

               Monsieur le Ministre,

Depuis des années, les Associations riveraines des bords de Garonne ( St Pierre, La Daurade, La Dalbade, et La Prairie des Filtres) qui comptent près d'un millier d'adhérents et sympathisants, à la fois électeurs et contribuables domiciliés dans l'hyper centre toulousain (Quartier compris entre la Place du Capitole et les trois ponts sur la Garonne, dont la population n'est pas composée de " riches privilégiés " mais comprend une majorité d'enfants, jeunes et étudiants, des personnes actives, mais aussi beaucoup de personnes âgées, des commerçants, ..), ne cessent d'alerter et de saisir les Autorités publiques, et en premier lieu, M. le Maire, garant de la tranquillité de ses concitoyens. Leurs plaintes, interventions, et multiples démarches restent sans solutions pérennes à ce jour. Bien au contraire, c'est à une dégradation chaque jour plus préjudiciable et préoccupante de leur cadre de vie qu'ils assistent.

Depuis quelques années, les commerces de proximité de ce quartier disparaissent au profit de bars et de restaurants , cette transformation - pour bénéfique qu'elle soit aux étudiants et aux touristes, provoque des nuisances insupportables aux habitants (bruits, ivresse sur la voie publique, dégradations de toutes sortes, perte de qualité de vie et perte de pouvoir d?achat pour un certain nombre de petits propriétaires retraités qui ne peuvent ni louer ni vendre leurs locaux à cause de ces nuisances).

Le 19 janvier 2006, Monsieur le Maire de Toulouse accompagné d'un aréopage d'adjoints, face à notre exaspération et devant notre insistance, a accepté de nous recevoir. Il avait fort justement demandé aux représentants des institutions de l'Etat de participer à cette réunion.

A cette occasion, nous avons fait part de notre lassitude et de notre colère face au manque d'action des pouvoirs publics devant la non-application évidente des textes de lois (cf. notre manifeste) :

    • Horaires d'ouverture des débits de boissons

    • Fourniture d'alcool à des mineurs

    • Répression de l'ivresse sur la voie publique

    • Répression de la mixtion et de la défécation sur la voie publique

    • Répression du bruit

    • Etc?

Le représentant de Monsieur le Préfet nous a indiqué que Toulouse était la seule ville en France où les débits de boissons bénéficient d?une dérogation permanente quant aux heures de fermeture (2 h du matin en semaine et toute la nuit les samedis et veilles de fête), il nous a proposé de remettre ces horaires " aux normes " ; depuis cette date, malgré plusieurs courriers de demande d'informations, nous n'avons aucune nouvelle.

Monsieur le Procureur de la République nous a assuré ne laisser aucune plainte sans suite ; nous en sommes heureux, néanmoins compte tenu de la charge d?affaires et du manque de moyen de la juridiction toulousaine, nous n?avons guère d?espoir sur une résolution judiciaire rapide de ces problèmes.

Monsieur le Directeur de la Sécurité Publique nous a assuré faire le nécessaire ; néanmoins, depuis un an, nous ne voyons guère de différence. Dans la majorité des cas, le personnel policier semble se contenter d'un rappel à l'ordre et non d'une application stricte de la loi.

Les patrouilles de nuit de police municipale, seule réponse à nos demandes- sont le plus souvent impuissantes devant les rassemblements de jeunes gens et de SDF pris de boissons qui se déchaînent à la vue des uniformes.

Toulouse, réputée pour sa qualité de vie - et plus particulièrement notre quartier - fait dorénavant la une des médias :

Ainsi pour ne citer que quelques accidents graves :

En 2004

    • En Avril, un automobiliste fait un plongeon dans le canal latéral de la Garonne, alors qu'il venait de quitter les bars de la Place St Pierre,

    • En Octobre, après une soirée arrosée Place St Pierre, un jeune étudiant prend sa voiture et renverse deux jeunes filles en vélo ? l'une d'elles est décédée,

                    En 2005

    • Au printemps 2005, parmi des jeunes gens pris de boissons sur la Prairie des Filtres, l'un d'eux fait le pari stupide de traverser la Garonne à la nage, et se noie emporté par le courant,

    • C'est encore à la suite d'une beuverie qu'un jeune monté sur le parapet des quais fait une chute mortelle,

    • Une patrouille de police municipale intervient et sauve la vie d'un jeune homme blessé d?un coup de couteau après une bagarre Place St Pierre,

Enfin en 2006

    • Un jeune homme est agressé par le chien d'un SDF devant une épicerie de nuit, il est handicapé à vie,

    • Le 12 septembre un jeune homme est jeté du haut du Pont-Neuf et tué dans sa chute, après avoir été roué de coups.

Combien de morts faudra-t-il pour que les autorités fassent respecter la loi ?

 Nous ne souhaitons, ni l'instauration de chartes de comportement, ni d?arrêté transformant une tolérance en fait établi, ni transformer notre environnement en quartier de haute sécurité, nous demandons simplement l'application de la loi.

Monsieur le Ministre, nous vous demandons solennellement d'intervenir auprès de vos représentants afin que ceux-ci agissent efficacement et rapidement afin de faire respecter la législation en vigueur.

 

Dans cette attente, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Ministre, nos salutations respectueuses.

L'Association Vivre à la Daurade au nom des associations riveraines des berges de la Garonne.

par Le piéton de la Daurade publié dans : Billet d'humeur
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Lundi 23 octobre 2006

 

 

A la suite de l'émision de TLT sur le thème " Faire la fête à Toulouse " nos amis de la Prairie des Filtres  ont écrit au Maire de Toulouse. Les associations riveraines des berges de la Garonne également concernées, approuvent cette réaction.

La question n'est pas de savoir s'il est encore possible de faire la fête à Toulouse MAIS plutôt  comment faire la fête sans poser de problème aux riverains et faire la fête et non pas "boire jusqu'à s'écrouler ivre mort sur place".

   Monsieur le Maire-Adjoint,

 
Suite au nouveau débat sur TLT au sujet de la Fête à Toulouse, il m'apparaît important de préciser les points suivants :
1. Si je n'ai pas voulu personnellement participer à cette émission, c'est que :
a) je trouve indécent de parler de Fête alors que le drame de ce jeune étudiant lâchement assassiné au Pont-Neuf est encore présent dans tous les esprits et que les tragédies visant la vie des jeunes se multiplient, depuis ces dernières années
b) je considère que l'Autorité municipale devrait être représentée, pour ce type de débat,   par le Maire en personne, en tant que garant de la tranquillité des Toulousains.
2. Au-delà des propos convenus de la part des différents intervenants, nous ne pouvons laisser dire, à propos du Communiqué de nos 4 Associations riveraines de la Garonne, dont un extrait a été lu par l'animateur, que M. le Maire ne nous aurait fait aucune promesse, à l'issue de la réunion plénière du 19 janvier 2006, ou bien nous n'avons pas participé à la même réunion. Aussi, nous confirmons que nous restons dans l'attente de la réunion pour faire le point que nous a promise M. le Maire, à l'issue de cette rencontre pourtant très intéressante avec toutes les Autorités. Ce n'est pas la seule mesure de création d'une brigade canine pour St Pierre, qui peut constituer une réponse satisfaisante à tous les problèmes que nous avons soulevés. Sinon, nous serions en droit de nous interroger sur l'utilité à la fois de cette Réunion plénière avec l'ensemble des Autorités, de notre Manifeste, de nos dossiers reprenant l'essentiel de nos nombreuses démarches. Ce serait également faire peu de cas des 600 signatures recueillies pour demander l'application des Lois et règlements (là où d'autres avancent qu'il y a "trop d'interdits"...) qui émanaient de foyers de toulousains, propriétaires pour la grande majorité en centre-ville de Toulouse, et qui constituent à n'en pas douter, une bonne partie de votre électorat. Lassés de voir se dégrader de plus en plus leur cadre de vie et se déprécier leur patrimoine immobilier, nombre de résidents s'interrogent comme nous sur leur avenir en centre-ville, face à cette absence de décisions concrètes.
En résumé, il nous semble que la Fête à Toulouse n'est pas danger, surtout si on ne veut rien changer, mais c'est la vie des Toulousains, qui, au-delà d'un légitime besoin de tranquillité, risque d'être menacée par une nouvelle forme d'insécurité.
Je vous laisse le soin de faire remonter ces informations à M. le Maire et de lui rappeler sa promesse de réunion.
Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire-Adjoint, l'expression de mes sentiments distingués.
 
Le Président de l'Association Prairie des Filtres.
 
PS Dernière minute : la Fête continue à Toulouse : dans la nuit de mardi à mercredi, nous avons été réveillés par un concert sauvage de tam-tam sur les bords de la Garonne de 23 heures à 1 heure du matin, avant l'intervention de la Police, faisant suite à plusieurs appels de riverains ; à 7 heures ce mercredi , c'était le réveil en fanfare avec les souffleurs des services de nettoyage municipaux. Et pourtant,  l'été avait été heureusement  plutôt calme sur les bords du fleuve, comme nous l'avons objectivement reconnu...

par Le piéton de la Daurade publié dans : Billet d'humeur
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