Lundi 16 juin 2008


VENDREDI 27 JUIN  A PARTIR DE 20H.

 

     PIQUE NIQUE AUX COULEURS DU PASTEL

          DANS LE JARDIN DE LA DAURADE.

En hommage aux marchands de Pastel

                               qui furent nombreux à habiter notre quartier.

 
  Y sont conviés les adhérents et habitants du quartier qui, en plus du panier  de victuailles et de boissons, devront porter un accessoire aux couleurs du    Pastel décliné dans les tons de bleu.                                                              

VENEZ NOMBREUX !!!

par Le piéton de la Daurade publié dans : News
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Vendredi 13 juin 2008


Pendant que notre belle jeunesse est penchée sur ses copies, d’aucuns essayant fiévreusement de rattraper les heures passées à arpenter le bitume, avec l’improbable espoir d’obtenir l’incontournable passeport pour leur entrée dans la « vraie » vie.

Mais qu’est ce que la vie si ce n’est la réalité des choses et des êtres, bon sujet de philosophie que voilà !



 
Pendant ce temps donc, Vivre à la Daurade continue à agir dans l’ombre mais toujours avec ténacité.

 

-          Le 9 mai entretien avec notre Député, Madame Lemorton , thème : l’extension de la législation sur l’interdiction de vente d’alcool après 22h, des  stations services aux épiceries de nuit ;

-           

-          Le 11 juin entretien avec un des collaborateurs de Madame Ruiz, notre Maire de quartier, thème :  Qui sommes nous, que faisons-nous, rappel des problèmes du quartier et demande d’interventions des différents élus ;

-           

-          Le 12 juin participation à l’émission de France Culture « Travaux Publics » enregistrée en public. L ’invité de cette émission était Jean Pierre Havrin, notre nouveau Directeur de l’Office de la Tranquillité, Vivre à la Daurade a eu l’insigne honneur d’intervenir pendant quelques minutes pour rappeler les problèmes d’incivilités et d’insécurités que nous subissons en permanence dans le centre ville.

Si vous voulez en savoir plus allez là : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/travaux/fiche.php?diffusion_id=63889

 

En dehors du fait, que dorénavant  je me « hausse du col » devant ma toute fraîche et éphémère célébrité, j’ai pris langue avec Monsieur Havrin qui connaît depuis longtemps les problèmes de notre quartier et avec lequel dorénavant, il sera plus facile de dialoguer, ………. du moins je l’espère.

 

En passant, j’ai découvrir un artiste déjanté et plein d’humour qui n’est pas sans références avec notre très cher et regretté Bobby Lapointe, un peu d’air frais dans le paysage si staracadémisé de notre chanson française ( http://aelmusic.net/).

 

 

 

 

 

par Le piéton de la Daurade publié dans : News
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Mercredi 11 juin 2008

 

 Au milieu du XIIeme siècle, le catharisme (du grec Khataros “pur”)- doctrine  basée sur le dualisme entre le Bien et le Mal- se répand dans l’empire germanique, la Lombardie, la Provence et le Nord de la Catalogne. La doctrine se développe fortement entre le milieu du XIIeme et le début du XIIIeme siècle
et tout particulièrement en Languedoc.                                                                                                 
 
La doctrine:

 Les catholiques hérétiques croient que Dieu étant parfait il n’a pu créer le Mal. Ils sont donc certains que seul le Diable est à l’origine de toutes les réalités mauvaises ou périssables. Il convient donc pour entrer dans le Royaume de Dieu d’avoir une âme pure et éloignée de toute contingence matérielle.

 L’organisation de l’église cathare se fonde sur des diacres et des évêques qui dépourvus de biens matériels se consacrent à la prédication itinérante et pratiquent le “consolamentum” un baptême par imposition des mains et qui garantit le salut à celui qui le reçoit.

 Soutenue par les élites urbaines, aristocratiques et notables, la religion a un dogme et des rites. Elle prolifère car elle prêche la pureté, le rejet des biens matériels et l’opposition au système féodal de la justice seigneuriale, du pouvoir des chevaliers .... Les cathares ne vénèrent pas d’images, ni de reliques et n’acceptent pas le symbole de la Croix.

 Devant le succès grandissant de cette hérésie mettant en péril le pouvoir de l’Eglise et frustrés par l’échec de la 4eme croisade, l’idée se répand chez les croisés que cet échec est un signe de Dieu.  Les cathares, considérés comme étrangers ( ils parlent l’occitan et non pas la langue d’oil du Roi de France) et rejetant les artifices de l’église sont considérés comme responsables.

 

La Première croisade:

 En 1209, le pape Innocent III envoie d’abord son légat  qui essaye de faire revenir les hérétiques à de meilleurs sentiments, en vain. Sur la route du retour, il est assassiné (hasard ou volonté , on ne sait). Prenant prétexte de ce meurtre, le pape déclenche une croisade contre les hérétiques cathares et les nobles catholiques qui les protègent: La croisade contre les “Albigeois”.

 Une grande armée, dirigée par Simon de Mont fort (petit noble du Nord) entreprend la conquête du Comté de Toulouse au nom du Roi de France.

 C’est le choc de deux civilisations,  le puritanisme nordique contre le méridional libertin et cultivé.

 Afin de défendre ses domaines occitans, le roi d’Aragon Pierre 1er apporte son aide à Raymond VI de Toulouse et à la noblesse languedocienne, mais Simon de Mont fort, fin stratège, remporte la bataille à Muret en 1213 contre un ennemi supérieur en nombre, l’armée catalane est mise en déroute.

 Simon de Mont fort est nommé Comte de Carcassonne et de Trencavel et prend la tête d’une armée forte de 2 à 3000 soldats. Il entreprend la conquête du territoire .  Le sac de Béziers et le bain  de sang qui s’ensuit terrorisent les villes qui se rendent les unes après les autres. L’histoire dit que lors du sac de Béziers , Simon dit à ses troupes ‘tuez-les tous , Dieu reconnaîtra les siens ! »

 En 1218, Simon de Mont fort est tuée par une pierre lancée par une femme du haut des remparts alors qu’il assiégeait Toulouse. Privée de son chef , l’armée faibli et de 1218 à 1226 les cathares vont reconquérir le terrain, aidé par le Comte de Toulouse.

 La seconde croisade:

 En 1226, le roi Louis VIII décide de lancer une seconde croisade, nombres d ‘amis ou de soutiens des cathares sont affaiblis ou ont disparus . Avignon tombe au bout de 3 mois de siège, Toulouse se soumet en 1229.

 Le Comte de Toulouse Raymond VII garde une partie de ses terres mais sa fille doit épouser le frère de Saint Louis; sans descendance,  les terres du Comté de Toulouse reviendront au roi de France.

 La mise en place de l’Inquisition en 1232 contribue de manière décisive à l’extermination des cathares occitans. Ce tribunal extraordinaire est dirigé par les Dominicains à la demande du Pape. A partir de 1244 les procédures sont systématiques: 5 à 10% des cathares identifiés comme tels sont condamnés à mort.

La Fin du mythe:

 Le village fortifié de Montségur et son donjon  - résidence de Raymond de Pereille- est situé en haut de la montagne et domine les alentours. Il  est, depuis la première croisade, le refuge des hérétiques. La seconde croisade et l’inquisition augmentent le nombre de réfugiés qui refusent de se soumettre aux dictats du roi de France.

 En 1243, décision est prise: il faut faire tomber ce bastion du refus de l’ordre royal. Après 10 mois de siège et une ascension par une nuit sans lune, le premier poste de guet tombe. Les assiégés souffrent de la faim et surtout de la soif, la citadelle n’étant alimentée que par des citernes.

 Le 10 mars 1244, les assiégés se rendent. Quelques 200 cathares ayant refusés d’abjurer seront brulés vifs dans le camp del cremats au pied de la citadelle.

 Quelques cathares réussissent à survivre jusqu’au début du XVIeme siècle, errant de villages en villages d’Occitanie en Catalogne. Les prédications des ordres mendiants incitent les derniers adeptes à se convertir sans utiliser la force.

 En 1321, le dernier parfait: Guilhem Belibaste est dénoncé , pris et brulé. Sa mort met fin à l’hérésie, sans aucune possibilité pour la communauté de se régénerer, la transmission du savoir et des règles étant uniquement verbale.

par Le piéton de la Daurade publié dans : Les Incontournables
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Samedi 7 juin 2008
Ce texte s’inspire largement du document Cathares et Troubadours édité lors de l’inauguration de la Maison de l’Occitanie, que l’auteur en soit remercié.
 
Les débuts:
 
Entre le III et le Ier siècle av JC, la conquête romaine unifie les terres catalanes et occitanes. Le latin devient non seulement la langue de la culture mais aussi celle du peuple. Au Veme siècle, les wisigoths fondent un royaume dont la capitale est Toulouse, conquis par les Francs en 507. Le latin  populaire évolue peu à peu vers le catalan et l’occitan.
 
Après avoir refoulé les Arabes à Poitiers en 732, les Francs avancent vers le sud. Charlemagne franchit les Pyrénées et conquiert Girone et Barcelone. Les comtés hispaniques sont confiés à des nobles d’Aquitaine et de Septimanie.
 
Au cours du Xeme siècle, la décomposition de l’empire carolingien permet la consolidation de différentes entités politiques indépendantes telles que notamment les comtés de Barcelone et de Toulouse.
 
La culture:
 
Au  début du XIIeme siècle apparaît la poésie des Troubadours, la première poésie culte d’Occident en langue romane. Les troubadours sont à la fois des poètes et des musiciens dont l’oeuvre est diffusée par les jongleurs qui les interprètent dans les principales cours d’Occitanie, de Catalogne et du nord de l’Italie.
 
L’univers poétique des troubadours exprime les principes et les valeurs du monde féodal et se caractérise par l’idéal de courtoisie et des valeurs telles que noblesse d’esprit, courage, générosité, désintéressement et loyauté.
 
Le thème par excellence est la relation amoureuse qui s’exprime par le fin’amor, l’amour fidèle. Ce dernier constitue un jeu subtil et raffiné d’exaltation amoureuse, un chant à la beauté et à la dignité de la dame idéalisé qui conduit au joi d’amor, le bonheur du poète qui découvre le sentiment amoureux.
 
Chansons et pastourelles:
 
Les poètes emploient différents genres pour exprimer leurs sentiments :
 
          -  La pastourelle raconte la rencontre entre un chevalier et une bergère,
          -  L’aube parle de la séparation des amants au petit matin,
          -  La chanson d’adieu et une poésie qui met fin à la relation,
          -  La dansa et la ballada sont des chansons à danser.
          -  Le planh manifeste la douleur provoquée par la mort d’une dame, d’un ami ou d’un noble protecteur.
          - Avec le sirventès le troubadour donne son avis de manière satirique sur différentes
          questions.
 
Bien vivante pendant  plus d’un siècle, la  poésie des troubadours influence de manière décisive la poésie médiévale en Europe jusqu’à Dante et Pétrarque. L’occitan devient aussi  la langue principale des poètes catalans jusqu’au XVeme siècle.
 
Le début de la fin:
 
Le traité de Corbeil (1258) entre l’Aragon et la France, représente la fin des aspirations catalanes sur l’Occitanie et facilite l’expansion française. A la fin du Moyen Age, la France a unifié la,plupart du territoire occitan.
 
En 1659, le Traité des Pyrénées entre la France et l’Espagne établit le partage du territoire catalan en annexant la Catalogne du Nord à la France.
 
De la fin du XVeme au début du XVIIeme siècle, des milliers d’occitans venant de Gascogne, du Languedoc ou d’Auvergne décident de s’établir en Catalogne.
 
En France, l’imposition du français en 1539 comme langue unique de l’administration marginalise l’occitan.
 
Le renouveau:
 
Au milieu du XIXeme siècle apparaissent  deux mouvements : la Renaixenca et le Félibrige qui revendiquent la dignité de leur langue à travers l’étude du passé et la création littéraire.
 
Les félibres  représentent un groupe de poètes provençaux menés par Frédéric Mistral qui s’intéressent à la littérature. Les partisans de la Renaixenca  quand à eux participent à la construction du catalanisme social et politique.,
 
A partir de la fin du XXme siècle , la prolifération dans toute l’Occitanie des calendretas (écoles associées occitanes)  de groupes de musique, de compagnies de théâtre, de revues... montre le dynamisme que connaît aujourd’hui la langue occitane.
 
Enfin l’Euro congrès 2000, congrès des congrès pour repenser le futur des pays de l’Euro espace  latin central a mené a bien 500 activités importantes entre mai 2001 et avril 2003 et a reçu le soutien de près de 1400 institutions et organismes.
 
Des conclusions générales ont permis de faire ressortir plusieurs grandes lignes d’actions qui seront impulsées dans un futur très proche.
 
 

 

par Le piéton de la Daurade publié dans : Un peu d'histoire...
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Samedi 31 mai 2008

Cette rue doit son nom aux « payroliers » fabricants de chaudrons (payroles en langue d’oc) qui l’habitaient autrefois.

Cependant, elle ne portait pas ce même nom tout au long de son parcours : entre la rue de Metz et la rue Clémence Isaure, elle s’appellait «  rue Balestrières «  parce qu’y logeaient  des fabricants d’arbalètes.

Toujours  habitée, presque exclusivement par une population d’artisans: chaudronniers puis potiers d‘étain, arbalétriers et  giponiers (fabricants de gilets );  jusque vers 1900 on entendait encore le bruit de leur martelage ! ( cela valait bien certains tams-tams que nous entendons de nos jours!).

Dans trois maisons de cette rue , il existe encore des tours gothiques : 

Au n° 3 la Tour de l’ancien Hotel d’Olmières – capitoul de la daurade en 1503 .
Cet hôtel est décrit comme un " hôtel du XVIème, à la façade de brique percée d'un portail, de brique et de pierre alternée, flanquée de deux bouteroues, surmontée d'un entablement à la frise denticulée et coiffée d'un portique au balcon en fer forgé; la tour octogonale est percée de fenêtre à accolade, qui éclairent un escalier à vis."

 Au n°18, celle des Ysalguiers : Raymond, capitoul en 1295, fit la fortune de la famille  en étant liquidateur des biens confisqués aux juifs  lors de leur expulsion par Philippe le Bel : il acheta tous les terrains situés entre les rues de    l’Echarpe, de la Bourse et Clémence Isaure !

Pendant tout le 19eme siècle , le n°18 de la rue Peyrolières fut connu comme « l’Hotel d’Espagne » lieu d’étape pour les diligences du Gers.

Enfin au n° 34 , le portail renaissance de l’hotel Lagorrée.

Le rue Peyrolières a abrité des célébrités  notamment le compositeur Louis Defès auteur de la célèbre «  Toulousaine .

 D’après Histoire des rues de Toulouse  Jules  Chalande

 

par Le piéton de la Daurade publié dans : Un peu d'histoire...
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