Jeudi 31 mai 2007
                      Réponse à l’article de la Dépêche du Midi paru le 29 mai 2007 concernant l'amende de 172 euros reçu par un Toulousain se soulageant sur la voie publique:
 
Le montant de l’amende est à la hauteur des désagréments causés aux citoyens et à leur porte-monnaie ; n’oubliez pas qu’une partie des impôts locaux que nous payons, est consacré aux nettoyage des rues et des trottoirs souillés.
Il est facile de " pousser des cris d’orfraie " contre le montant élevé d’une amende, une enquête plus complète auprès des habitants du centre-ville qui subissent quotidiennement les nuisances des " pisseurs " de tous bords, aurait été plus objective.
Malgré les passage quotidiens des arroseuses municipales et le nettoyage des trottoirs, les toulousains du centre subissent –et particulièrement dès les beaux jours- les odeurs pestilentielles, la dégradation de leurs façades, les trottoirs saturés de traînées d’urines, les portes de garages et parfois d’immeubles souillés.
Quelle image, donnons-nous aux visiteurs de Toulouse ? Déplorable et décevante : " votre ville est si belle mais quelle saleté ! " a-t-on coutume d’entendre. Doit-on laisser faire et imposer ces " traces " aux aficionados de la coupe du Monde de Rugby et aux autres ?
Pensez-vous que vos interlocuteurs – qui, j’en suis certain, sont d’une propreté scrupuleuse chez eux, accepteraient que l’on se soulage devant leur porte ?
Comment qualifier le personnage qui, pour économiser 1,50 euro (prix d’un café pour un arrêt pipi), encourre une amende de 172 euro et souhaite faire appel avec bien évidemment les coûts supplémentaires d’avocat et de procédure : paresseux, avare ou inconscient ?
 
Pousser des cris d'orfraie :Pousser des cris aigus, épouvantables
Cette expression est née d'une confusion.
En effet, l'Orfraie est un rapace diurne friand de poissons d'eau douce et dont l'organe n'a rien qui puisse terrifier le commun des mortels. Par contre l'Effraie est une chouette nocturne qui possède un cri strident propre à effrayer les voyageurs.
Soulignons en outre deux points importants:
La Bible considère l'Orfraie (Pygargue à queue blanche ou Pygargue vulgaire) comme un oiseau maudit qu'on ne doit pas manger ce qui a pu renforcer le caractère terrible de cet animal dans l'imaginaire populaire de l'époque.

Pierre Belon (ornithologue de la Renaissance) écrit, en 1555, dans un de ses livres: L'oiseau qui vole la nuict par les villes et faict un cri moult effrayant, nous l'avons nommée une fresaye, ou bien effraye...ce qui souligne le caractère sinistre du cri de la chouette effraie.

Ainsi, de effraie à orfraie il n'y eut qu'un pas vite franchi.
par Le piéton de la Daurade publié dans : Billet d'humeur
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Jeudi 10 mai 2007

Dans la série "découvrir le quartier " :

LA RUE DES BLANCHERS

Dans tous les écrits sur l’histoire de Toulouse , la rue des Blanchers apparaît vers le XIeme siècle.

A cette époque dans toute la France, les vieilles villes romaines reprennent vie et se développent.

. Des hôpitaux sont créés, destinés au pauvres , aux pèlerins de passages et aux malades. Cet afflux de population venue principalement de la campagne du Lauragais proche a trouvé place dans la cité et dans les nouveaux faubourgs. Les principaux furent le faubourg St Sernin autour de l’église et celui de St Pierre des Cuisines avec sa population de cordonniers, de BLANCHERS (mégissiers) et de parcheminiers, installés près de la Garonne, là où la pollution des eaux n’était plus gênante pour la ville.

Petit à petit, par commodité la profession des mégissiers s’était regroupée près du fleuve. Néanmoins cette population n’étaient pas très importante, en 1398 il y avaient seulement 49 tanneurs dans la ville. En 1463 un grand incendie détruisit la partie de la ville entre la Garonne et l’actuelle rue Alsace Lorraine, notre rue des Blanchers fut détruite mais reconstruite peu après. En 1652 un nouvelle incendie fit disparaître la plupart des maisons, parmi les vestiges , l’actuel n° 51 , une porcherie qui devint une chapelle: les pourceaux ayant trouvé une croix dans les décombres!

Petit à petit avec les siècles, la rue a perdu ses mégissiers mais est resté une de ces typiques rue toulousaine avec ses commerçants de quartier. Dans les années 1970, il y avait alors 3 boulangers , 2 épiciers et divers ateliers.

A partir des années 1990, les changements dans l’urbanisation , la modification du quartier avec le nouveau Pont St Pierre et la création du Port de la Daurade, l’arrivée massive d’une population étudiante avide de plaisirs transforment la physionomie de la rue des Blanchers qui devient (heureusement ou malheureusement pour ses habitants) un endroit festif et nocturne où l’on compte pas moins de 9 restaurants et 3 bars le long des quelques mètres qui séparent la Place de la Daurade de la Place St Pierre .

par Le piéton de la Daurade publié dans : Un peu d'histoire...
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Jeudi 26 avril 2007

VIDE GRENIER SUR LES QUAIS :

Stand des associations Place de la Daurade

UNE PARTICIPATION RECORD !

Notre vide grenier, premier de ce type, a rassemblé une participation record de visiteurs et d’exposants, (de nombreuses demandes n’ont pu être satisfaites par manque de place !)dans le cadre magnifique des quais, au cœur du Toulouse historique.

Notre vide grenier, premier de ce type, a rassemblé une participation record de visiteurs et d’exposants, ()dans le cadre magnifique des quais, au cœur du Toulouse historique.

 M. Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse, ainsi que Madame Claux, Adjointe au Maire et Mme Lafforgue, Conseillère Générale, ont visité le vide grenier, en constatant l’engouement des toulousains et le score plein de cette sympathique manifestation aux allures de plébiscite.

" Quand est-ce que vous recommencez ? ", demandaient unanimement les exposants et les visiteurs. Nombreux sont les toulousains qui souhaitent que se poursuive cette reconquête du centre de Toulouse, la preuve étant faite que l’animation de nos quartiers et la fête peuvent se concilier dans une ambiance festive, familiale et calme !

Une bonne image vaut mieux qu'un long discours dont acte :

 

 

 

L'installation

 

Rendez-vous est donné aux Toulousains pour un nouveau vide grenier annuel ou une autre manifestation conviviale d’un autre type !

par Le piéton de la Daurade publié dans : News
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Jeudi 26 avril 2007

 Elle est pas belle la vie!!                              

 

 

Le monsieur du milieu en costume : il a donné l'autorisation, les autres: ils ont juste..... BOSSES!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

par Le piéton de la Daurade publié dans : News
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Mardi 24 avril 2007

 

 Dans la série "découvrir le quartier " :

LA RUE CLEMENCE ISAURE

Elle n'est appelée ainsi que depuis 1806 en vertu d'une ordonnance municipale et sur l'initiative du Journal de la Haute-Garonne qui publia à cette effet un long article pour fortifier la légende de la Fondatrice des Jeux Floraux.

Dès le XIVe siècle, cette rue fut appelée rue des Ysalguier parce que les grands immeubles des Ysalguier( ou Giponniers ? fabricants de pourpoints) en occupaient tout un coté. Dans la cour du n°7 de cette rue qui a façade sur le n°16 de la rue Cujas, se trouvait autrefois la Tour Clémence Isaure où, selon la légende Dame Clémence serait morte de douleur et d'amour pour un certain et beau Lautrec.

L'Histoire du Languedoc, ouvrage écrit au XVIIIème siècle par le bénédictin dom Vaissette, nous apprend que Clémence Isaure " ...était une très riche et très généreuse dame, qui aimait la poésie et les belles lettres au point d'avoir créé un prix que l'on décernait tous les ans au mois de mai aux poètes ayant fait les plus beaux vers. Cette institution fut appelée le Collège de la Gaye Science, ou l'Académie des Jeux floraux, parce que les lauréats recevaient, dans l'ordre, une violette d'or, une églantine d'or, et enfin un souci d'or... "

Gérard de Sède, dans le Guide de la France mystérieuse, fournira plus de précisions sur la création du mythe :

"En 1323, sept notables réunis sous l'orme de Saint Martial, à Toulouse, dans le quartier des Augustins, créèrent la Companhia dels mentenedors del Gay Saba (Compagnie des mainteneurs du Gay Savoir) et instituèrent un concours annuel de poésie ouvert à tous les gens de langue d'oc, et dont le prix, décerné le premier mai, était une violette d'or fin. Les membres de la Companhia étaient tenus au secret.


Au XVème siècle, la Companhia, devenue Académie des Jeux floraux, bénéficia de la protection d'une dame toulousaine, Clémence Isaure, experte en Gay Savoir, qui légua à cette Académie des sommes si considérables que la ville de Toulouse jouissait encore de ces revenus au siècle dernier. Clémence Isaure mourut célibataire vers 1500, à l'âge de cinquante ans. Elle aurait été enterrée en 1557 sous l'autel de Marie, dans l'église de la Daurade (la Vierge dorée). Plusieurs érudits ont soutenu que Clémence Isaure n'a jamais existé et qu'elle n'est qu'un personnage symbolique figurant, comme la Dame des troubadours, un principe cosmologique féminin. Ils ont notamment souligné que, dès le XIVème siècle, c'est la Vierge que l'on appelle "Dame Clémence", et qu'Isaure veut dire Isis aurea "Isis dorée".

D'après Histoire des rues de Toulouse Jules Chalande

 

par Le piéton de la Daurade publié dans : Un peu d'histoire...
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