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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 14:48

Et voilà! quand  ce sont les riverains qui dénoncent les ravages de l'alcool parce qu'ils en ressentent les effets sous leurs fenêtres, ce sont de vieux croutons, mais quand c'est le très sérieux Institut national de prévention et d’éducation à la santé , on se penche sur la question. Voilà plus de 10 ans que nous alertons les institutions, comme quoi, on ne voit que ce que l'on veut voir!!

Une étude démontre une forte augmentation de l’ivresse dans la région toulousaine, notamment chez les jeunes. À l’heure où un clip sur les fêtes alcoolisées fait le buzz, les spécialistes s’inquiètent.

Les récentes conclusions de l’étude menée par l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (Inpes) ont notamment démontré une augmentation globale de l’ivresse en France, avec parmi les plus fortes hausses celle enregistrée en Midi-Pyrénées. Dans la capitale régionale, où l’on débattra de l’addiction liée à l’alcool demain soir (lire en encadré), l’inquiétude, tant des spécialistes que des parents dépassés par l’ampleur du fléau qui frappe leurs adolescents, n’a jamais été aussi palpable. «Si l’alcool est le symptôme d’un malaise chez de nombreuses personnes, il est aussi représentatif d’un phénomène urbain. On assiste à Toulouse à un degré de solitude que l’on n’imagine pas. À côté des groupes clairement identifiés, jeunes ou moins jeunes, il y a des personnes solitaires que l’on ne voit pas et dont la consommation atteint une réelle gravité», explique le Dr Henri Gomez, psychiatre alcoologue.

Alcooliques anonymes, visibles ou pas, mais aussi alcooliques de plus en plus jeunes : le spécialiste reconnaît que «l’on boit énormément sur les campus et les universités». Elodie, une mère de famille, se dit ainsi indignée par la soirée étudiante «alcool no limit » à laquelle sa fille de 17 ans vient de participer : «Pour attirer les jeunes, le prix de l’alcool était cassé : 1 € le verre ou le shot, 30€ pour les bouteilles !» L’occasion de rappeler que les filles sont devenues les égales des garçons en faisant le choix de boire de manière quasi-mécanique. «C’est vrai que depuis environ trois ans on assiste à une nette augmentation de la consommation d’alcool chez les jeunes», confirme Jean-Claude Belin, le directeur de l’antenne haut-garonnaise de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA). Il ajoute cependant qu’il ne faut «pas se focaliser sur le produit alcool lui-même mais sur le comportement qui amène à se défoncer, car n’oublions pas que la consommation d’alcool baisse globalement depuis 40-50 ans».

Il n’empêche, les chiffres sont là : entre 2005 et 2010, Toulouse et sa région ont vu leur consommation dite à risque «chronique» ou «de dépendance» (1) subir une hausse significative de 2, 5 points, passant de 9 % à 11, 5 % de sa population. Avec une nette propension à consommer du vin au-delà du raisonnable. Et des jeunes (15-30 ans) encore une fois pas en reste : 25 % d’entre eux boivent du vin au moins une fois par semaine.

Ce qui fait dire à Jean-Claude Belin que «bien sûr, on peut faire la fête sans alcool, mais ici on est aussi dans une culture où il faut s’abreuver pour faire la fête». Une «tradition» très toulousaine (lire par ailleurs) qui a conduit l’équipe de l’ANPAA à intervenir à 35 reprises lors de soirées d’avril à novembre 2013 sur la place Saint-Pierre, le haut lieu des libations locales.

(1) 21 verres par semaine chez les hommes, 14 verres par semaine chez les femmes ou encore 6 verres en une seule occasion au moins une fois par semaine.

Article La Depeche du Midi

De l'art d'inventer la roue!

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Published by Le piéton de la Daurade
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