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L'association dite "VIVRE A LA DAURADE" fondée le 23 mai 1996, à pour but de tendre à assurer une vie normale à ses habitants, en luttant contre toutes nuisances, notamment contre le bruit, et
d'agir pour la sauvegarde et l'évolution du quartier de la Daurade.
Délimité par La Garonne, les rues Lakanal, des Jacobins, Mirepoix, Gambetta, Ste Ursule, rue de la Bourse et rue de Metz ainsi que de son environnement
immédiat.
L 'association favorisera également les actions d'embellissement du quartier, ainsi que les actions de soutien à la vie sociale.Sa durée est illimitée, elle à son siège
social à Toulouse et s'inscrit dans le prolongement du Capitoulat de la Daurade.
Nous étions 10 et 100 ?
Une dizaine représentant quatre associations riveraines de la Garonne qui, après s?être unis pour intensifier leur action et mieux se faire entendre, ont imaginé une journée de rencontre conviviale entre habitants de nos quartiers et ont tout mis en ?uvre pour l?organiser. Une centaine qui ont répondu à notre invitation à venir partager un pique-nique amical et faire mieux connaissance avec nos actions. A 12 heures, ce dimanche 11 juin 2006, nous étions tous là ? à l?exception d?incorrigibles retardataires, de ceux qui avaient d?autres obligations ou qui avaient eu le grand tort de faire un autre choix ! Grand soleil et pas de vent ! Temps idéal pour installer les stands de nos quatre associations riveraines de la Garonne : panneaux, documents.. présentant nos quartiers respectifs, les nuisances qu?ils subissent, nos actions, nos projets ? rassemblés autour de leur étendard de couleur : - Rouge brique pour St Pierre au Capitole - Jaune d?or pour la Daurade - Vert, bien sûr, pour la prairie des filtres - Blanc immaculé pour la Dalbade. Pour éclairer ces illustrations d?un regard différent, étaient également exposés les travaux réalisés par des élèves du collège Pierre de Fermat, dans le cadre d?une sensibilisation au développement durable, présentant sous divers aspects le port de la Daurade. Que soient ici remerciés professeurs et élèves pour leur contribution à cette journée ! Nous eûmes la visite de quelques autorités : Le commissaire Jean-Paul Breque, directeur départemental de la Police Nationale Monsieur Diebold, maire du quartier St Cyprien ? A Madame Claux, maire de quartier pour la Daurade qui s?était excusée, l?association Vivre à la Daurade a fait parvenir une lettre ouverte pour lui exposer une nouvelle fois ses doléances mais aussi ses suggestions et ses projets. Dans l?après-midi, Monsieur Raynal, maire adjoint, chargé de la coordination de la protection de l?espace public, accompagné d?un très beau et gros chien vint nous saluer amicalement. Il fut assailli, en l?absence de Monsieur Moudenc, par nos adhérents les plus actifs Le mot d?accueil de Monsieur Gaboriaud, Président de l?Association de la Prairie des Filtres, fut suivi d?un lâché de ballon de toutes les couleurs du plus bel effet. L?apéritif, un kir parfumé au classique cassis ou à la violette, pour la couleur locale, offert par les quatre associations et agrémenté de toutes sortes de gourmandises se prolongea jusqu?en début d?après-midi. Il fut suivi du pique-nique ; le contenu des paniers fut chaleureusement partagé. Sous l?ombrage des beaux arbres de la prairie des filtres, il faisait bon et nous profitions de la vue magnifique sur la Garonne, le Pont neuf et la rive droite : La Dalbade, la Daurade et un peu plus loin St Pierre. Ceux qui le pouvaient s?attardèrent jusqu?en fin d?après-midi. "?Une exposition montrait, malgré tout, des photos des berges sous le mauvais jour des négligences civiques, avec leurs lots de bouteilles vides, de papiers gras et autres désolations. L?idée était également de faire connaître ces associations qui chérissent le fleuve et leur cadre de vie. Ce jour de fête poursuit le geste symbolique de l?arbre planté, chaque année, dans le parc de la prairie des filtres. Message entendu par les élus du quartier et du département qui ont répondu à l?invitation.. " lisait-t-on dans le compte-rendu de la Dépêche paru le 15 juin. Nous le souhaitons plus que vivement nous qui oeuvrons depuis tant d?années à l?amélioration de la qualité de vie dans nos quartiers.
Tout d’abord et c’est un défi de le faire en quelques lignes, parcourons les 12 siècles qui ont vu naître et grandir Toulouse avant l’avènement des Capitouls.
- Toulouse, Tolosa, en latin, - dont l’origine ibérique ou celtique du nom est incertaine entre dans l’Histoire lorsque les Volsques Tectosages, peuple celtique de la Gaulle installé dans la région, passent sous l’autorité des romains vers 120 avant notre ère.
- A partir du 3e siècle : suivant l’arrivée du christianisme, sont édifiées les premières églises .
- Après le passage des Wisigoths (environ 430 à 507), la conquête franque va faire de Toulouse le siège d’un comté qui échoit à partir du 9ème siècle à la fameuse dynastie des Raimonds. Ils résident au Château Narbonnais et font ainsi de Toulouse la capitale d’un vaste état féodal qui s’étend du Rhône aux Pyrénées.
C’est donc au 12ème siècle que les comtes de Toulouse vont peu à peu instaurer les institutions politiques justifiées par le développement de la ville.
Toulouse est alors divisée en Parties ou quartiers, qu’on appellera par la suite Capitoulats chaque partie étant subdivisée en Mélos ou Moulon,, groupe de maisons entouré de rues.
Un premier acte de 1141 du Comte Alphonse de Jourdain définit les privilèges reconnus aux habitants de la Cité et du Bourg.
Sous son successeur Raimond V apparaît le " commun conseil" formé de consuls désignés parmi les notables, et en 1175, ce conseil se structure en six capitulaires pour la Cité et six pour le Bourg..
Le 6 janvier 1189, un serment réciproque fut prêté par le Comte Raimond V et les consuls dans l’église St Pierre des Cuisines. En échange de la protection du Comte pour protéger la ville Raimond V lui reconnaît l’ensemble de ses prérogatives et autres " libertés "dont le droit d’élection de ses représentants, libre de toute ingérence princière.
Le 6 janvier 1195, six ans plus tard jour pour jour, à l’occasion de l’ avènement de Raimond VI, ce serment est confirmé. Encore actuellement on célèbre l’événement chaque 6 janvier à l’ Église St Pierre des Cuisines.
En 1205 sont rédigés deux cartulaires quasi identiques, l’un pour le Bourg, l’autre pour la Cité, registres où sont copiés et authentifiés soixante et onze actes couvrant la période 1120-1204, relatifs aux privilèges de la ville Enfin, c’est la construction de la maison commune, édifiée sur le mur romain, à la jonction du Bourg et de la Cité (près de l’actuel place du Capitole) qui concrétise le pouvoir municipal, les autres lieux de pouvoir étant le château Narbonnais pour le Comté, la Cathédrale Saint Etienne et la Basilique St Sernin pour l’Église.
Ce premier Capitole déplace le centre de la Ville.
La croisade albigeoise (1208.1229) vaudra à Toulouse des luttes acharnées ; Simon de Monfort, chargé d’écraser l’hérésie, échoua trois fois devant Toulouse où il fut tué en 1218. Mais la défaite des Cathares permit au roi de France de rattacher définitivement le Languedoc à la France ; Ce qui fut fait en 1271, lorsque le dernier comte disparut au retour d'une croisade.
Les Toulousains obtinrent cependant du pouvoir central la préservation de leurs libertés municipales.
Les Capitouls régnèrent ainsi sur Toulouse jusqu’à la Révolution française, chaque quartier de la Cité et du Bourg (Capitoulat) désignant un Capitoul
Douze à l’origine, le nombre de Capitoulats – et de Capitouls- varia au cours de leurs sept siècles d’existence.
Depuis 1438, ils sont huit, un par capitoulat, six pour la Cité et deux pour le Bourg, avec un ordre de préséance invariable que révèlent les miniatures des Annales représentant les Capitouls
De toute ancienneté, le Capitoulat de la Daurade fut le premier en ordre :
La Daurade, 1er en ordre – St Etienne, 2e en ordre
Pont Vieux, 3e - La Pierre St Gérault, 4e La Dalbade, 5e -St Pierre des Cuisines 6e
St Barthélemy 7e - St Sernin 8e -
Une suite sera nécessaire pour évoquer le rôle, l’action et l’influence des Capitouls dans le domaine financier et commercial, les aménagements urbains…pendant les périodes plus ou moins fastes que va connaître Toulouse jusqu’à leur disparition….
Je reprends un article paru dans le blog "mémoires de l'Ariège" avec tous mes remerciements à son auteur pour ces souvenirs savoureux et sa jolie façon d'écrire!
A la lecture de ce qui va suivre, n'allez pas imaginer que la Daurade était mal fréquentée, elle ne l'était pas.
Enfin pas trop...
Quoiqu'il en soit, la lutte des classes, exceptant Monsieur Rassoutier, marchand de bois, charbon et fuel au bidon de 10 litres, communiste convaincu et fier Stalinien - j'y reviendrai - n'avait pas cours dans les parages...
Le pilier du bar de la Daurade, l'homme emblématique, en ces temps un rien archaïques, était Lariva.
C'est qu'il impressionnait Lariva !
Proxénète notoire en ses jeunes années et même un peu plus tard, il avait éliminé un caïd qui lui reprochait un bout de trottoir, ce qui lui avait valu quinze ans de prison, sa photo dans le journal avec à la une "Règlement de compte dans le milieu Toulousain", et une réputation que sa face joviale quoique ténébreuse d'Espagnol démentait résolument..
Rien qu'à son nom les hommes tremblaient, les enfants retenaient leur souffle, et les femmes remontaient quelques épingles à leur chignon au demeurant parfait... mais le geste est si féminin...
Lariva était entouré d'une aura aussi mystérieuse que ses revenus, c'était un dur, un vrai, un tatoué.
Ses revenus, justement, nous allions bientôt apprendre que le trottoir étant risqué, il avait bifurqué sur plus discret, quoique tout aussi meurtrier dans certains cas.
Marié avec une femme à qui l'on eut remis le Bon Dieu sans confessions, père de deux fils tout aussi mystérieux quant à leurs activités, et de deux filles qui semblaient sorties du couvent des Oiseaux, il avait converti son épouse au plus vieux métier qui soit aussi : "faiseuse d'anges".
Elle oeuvrait en étage, dans sa cuisine, sur la toile cirée de la table familiale, et posait les sondes avec une dextérité qui ne lui évita pas quelques mois de prison, après qu'une de ses clientes eut vendue la mèche à la suite d'une infection qui la mena à l'hôpital.
Lui, plus ou moins rangé des voitures, comme on disait en ce temps là, se contentait de rabattre les femmes en difficulté. Disons qu'il était commercial d'une entreprise familiale qui tournait bien, vu la marque de sa voiture.
Ceci n'empêchait pas Lariva de veiller sur la vertu des filles du quartier comme sur les siennes - dame, il savait ce qu'elles risquaient - et de leur demander des comptes quand il les croisaient en dehors du quartier, lequel se limitait à la Place, à la rue des Blanchers, la rue Jean Suau et jusqu'au début de la rue Gambetta et des quais Lucien Lombard.
J'ai eu à subir nombre de fois cet interrogatoire en règle, jusque loin dans la ville parfois :
- Tiens tu es là toi ?
- Ouiiii.
- Et où tu vas comme ça ?
- A Monopriiiix.
- Et ta mère sait où tu es ?
- Ouiiii c'est elle qui m'envoie !
- Je vais vérifier, tu le sais ?
- Ouiiii.
- Bon...File !...Et pas de garçon, hein ! Tu auras affaire à moi sinon !
Et il vérifiait !
Il m'arrivait souvent de soupirer ou de lui répondre sur un ton légèrement - très légèrement - excédé qui ne lui convenait pas et il ajoutait :
- Oh ça va la tornade blanche, pas avec moi, tu baisses le son et tu baisses les yeux tout de suite parce que...
Il ne finissait jamais la phrase, mais ce qu'elle supposait suffisait à me porter à l'obéissance !
Un soir, que tout le monde - ou presque - regardait "Le rhinocéros" de Ionesco, au café Gourdeau, quand la pièce fut finie, bien sûr, il m'apprit ce qu'était une convention de langage.
Je me souviens qu'il en fallait une pour que l'homme puisse se comprendre en communicant parce que :
- Vois tu, la tornade, si tu appelais une fourchette "cuillère" et moi une fourchette "fourchette", on ne se comprendrait pas, tu vois, on ne parlerait pas de la même chose ! Il faut qu'un mot puisse dire la même chose à tout le monde. Il faut qu'une fourchette soit une fourchette pour chacun, sinon ce serait le bordel ! Sans la convention de langage on aurait continué à grogner comme au temps des cavernes ! Et quand on ne se comprend pas, ça rend violent !
Dont acte.
Mais je me demandais si le Grand Marcel, qu'il avait envoyé jadis ad patres, parlait une langue étrangère, ou pire, s'il était muet...
Vous avez fredonné O TOULOUSE mais Connaissez vous, "La Toulousaine"?En France, dans tous les patelins
Il y a des femmes qui sont très bien,
Mais à Toulouse c’est certains,
Les filles sont toutes faites au tour
Blondes ou bien brunes, aux yeux de velours
Nous font rêver à l’amour
Elles savent sans déclarations, avec leurs coups d’œil polissons
Rendre fous, tous les garçons
Pour mieux se faire embrasser, elles portent leurs cheveux coupés
Et leurs jupes par le bas, laissent entrevoir tous leurs appâts.
Elles sont belles, celles de Guilhemery
Sans mettre de rouge ni de la poudre de riz,
Pas farouche celle de Montplaisir
Se laissent embrasser avec beaucoup de plaisir
Celles de Saint-Roch ne disent jamais non, les copines
Elles violent tous les garçons, celles des Minimes
Oui Toulouse sera toujours
Mieux que Paris un Paradis d’amour
Sans faire de longs discours, celles de Bonhoure , nuits et jours
Aiment qu’on leurs parlent d’amour.
En Amoureuses à St Aubin, très vicieuses à Saint Cyprien
Elles en veulent soir et matin
Je vous jure qu’elles ne sont pas mal et qu’elles savent monter à cheval
Celles de la rue du Canal
Celles de Saint Michel, savent faire voir le ciel
Au Busca, elles ont le coup, pour nous faire marcher sur les genoux.
A Bonnefoy, il leur faut de l’amour
A Saint Etienne, elles ne crient pas au secours
Elles sont chaudes, celles d’Arnaud Bernard
Et pour le pastis ne sont pas en retard
Qu’elles soient de la Salade ou bien de l’Embouchure
Je vous jure qu’elles n’ont pas peur de la progéniture
Oui Toulouse sera toujours mieux que Paris un paradis d’amour.
Que ce soit des Amidonniers, de Matabiau, de la Cöte Pavée
Elles sont toutes Belles à croquer,
A la Croix de Pierre sans peur, les filles savent donner du bonheur
Autre chose que leur cœur
A la Gravette sans façon, elles mettent pas de pantalon
Ca fait que tous les garçons
Quand elles vont s’asseoir sur un banc, peuvent voir,
Que leurs cheveux n’ont pas besoin d’être coupés dans tous les coins.
Brunes ou blondes sont je vous le dit,
A Toulouse, des anges du paradis
Par leurs charmes et par leurs attraits
Elles font connaître toutes les gammes de l’amour
Il n’y a pas dans le monde entier, je le proclame,
D’autres pays pour avoir d’aussi jolies femmes
Oui Toulouse sera toujours mieux que Paris un paradis d’amour
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Le langage respecté et manié avec talent constitue la source de l'esprit français et l'antidote le plus efficace à la banalité et à la vulgarité.